Monday, July 30, 2012

Je serai ermite.


"Plus tard, je serai ermite".

C'est ce qu'avait dit Marcel Pagnol étant enfant. C'est aussi ce que je me suis dis lorsque j'ai fini de lire "Dans les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson. Cet homme est allé vivre seul pendant six mois, dans une cabane, sur les bords du lac Baïkal.
J'ai lu des livres, mais celui-ci je l'ai dévoré. J'ai enfin trouvé mon livre, celui que je cherchais désespérément, celui qui, une fois lu la dernière ligne, laisse pantois, comme choqué, paralysé par la force des mots.

Je l'ai fini en trois jours; d'habitude j'achève mes livres en trois mois. Être ermite n'est peut-être pas une fin en soi, cependant, la démarche est intéressante. Plus je regarde la société autour de moi, plus je me dis que c'est une abomination et qu'il faut cesser. La liste des choses que je trouve répugnante serait indénombrable. Pourtant j'écris un blog, je consomme des vêtements en excès; je fais marcher le capitalisme. Incroyable ironie. Je ne pense pas qu'on puisse en échapper.

Je lisais quelques pages dans le bus, mes écouteurs sur les oreilles malgré mon MP3 éteins. Tout en regardant autour de moi, je me disais qu'il ferait bon, au moins une fois dans sa vie, de s'en aller loin de cette folie.

Ce livre m'a ouvert les yeux, et surtout l'esprit. Il pose beaucoup de questions sur le temps et sa fuite, l'obsession de vouloir combler cette brèche, le besoin de remplir sa vie.

Je n'ai pas été très présente cette semaine; pas facile de faire des articles sur mes tenues quand c'est les vacances. Je vis dans un endroit touristique, et lorsque le soleil pointe son nez, impossible de sortir le trépied dans la rue sous peine d'être dérangée par les badauds de passage.

Petite crêperie pour célébrer le retour de mon frère, venu d'Allemagne, qui passa en coup de vent pour la semaine et qui me donna d'ailleurs ce merveilleux livre. Une belle fin de juillet en somme.



"In the future, I'll be hermit."

That's what Marcel Pagnol said when he was a little boy. It's also what I thought when I have finished to read "Dans les forêts de Sibérie" (In the forests of Siberia) by Sylvain Tesson. This man lived six months in a hut on the Lake Baïkal.
I have read books, but I have devoured this one. I finally found my book, the one I was looking for desperatly, the one which paralyse you when you finish to read the last sentence. The strenght of the words.

I've finished it in three days; I usually read books in three months. Be a hermit is maybe not the solution, however, the approach is interesting. More I'm looking to the society around me, more I think it has to stop. Nevertheless, I write a blog, I buy clothes in excess; I help capitalism. Such an irony. I don't think we can escape.

This book has opened my eyes, and above all, my spirit. A lot of questions about the time and its flight, the obsession of filling this breach, the need of filling our lives.

I was reading some pages in the bus, my headphones in my ears though my MP3 was turned off. While I was looking around me, I thought it could be important, at least once in our lives, to walk far away from this madness.

I was really absent on the web this week; not easy to make an outfit post when it's holidays. I live in a touristic place, and when the sun start to shine, it's impossible to go out with the tripod without feel disturbed by the idle onlookers.

We went to the crêperie to celebrate the come back of my brother from Germany. He stayed only one week, but he gave me the fantastic book. Such a lovely end of July.



Thursday, July 19, 2012

Juillet, les mouettes, les cygnes & moi.



Promenade sous le rire des premières mouettes de Juillet.

Le cri des mouettes m'apaise. Des centaines, voir des milliers de souvenir sont rattachés à ce petit bruit roque et strident à la fois. Mon enfance, passée là, sur l'épais sable de Loire qui n’apparaît qu'en période estivale.

Lorsque l'été approchait, on s'empressait de revivre les baignades interminables, jusqu'à neuf heures du soir, quand le soleil disparaissait déjà vers l'ouest teinté de roses et orangées. Les goûters pris dans la maison fraîche, une pause méritée après des heures passées à s'amuser dans ce grand fleuve. La boîte métallique contenant les tablettes de chocolat que l'on consommaient avec du pain, était un trésor sorti du placard, une recharge en énergie pour repartir de plus belle vers notre piscine naturelle.

Le sable brûlait nos pieds secs, collait à nos pieds trempés, était notre terrain de jeux pour l'élaboration de nouvelles villes et rivières, ou la mise en terre de nos propres corps. Un désert regorgeant de possibilités incroyable pour nous occuper une journée entière.

Le vent frais du soir, qui soufflait sur le muret où mes amis et moi avions l'habitude de nous retrouver pour parler des heures et regarder les étoiles s'allumer les unes après les autres, était le bouquet final pour clore la journée bouillante que nous avions passée. L'occasion d'exhiber fièrement les conséquences de notre exposition prolongée sous l'astre du jour; une peau bronzée d'enfant qui ne se soucie pas des effets du soleil.

Les grenouilles chantaient, dans l'atmosphère crépusculaire, et on se donnait rendez-vous le lendemain, pour revivre, encore une fois, une longue journée de Juillet.



Promenade with the laugh of the first seagulls of July.

The cry of the seagulls appease me. Hundreds, maybe thousands memories are connected to this little strident noise. My childhood, spent here, on the thick sand of the Loire, which appears only in summer period.

When summer approached, we were hurry to live again the never-ending swimming, until nine in the evening, while the sun disapeared in the pink and orange shades of the west horizon. The snacks taken in the cool house, a deserved break after hours spent playing in this big river. The metallic box filled with chocolate bars was a treasure found in the cupboard, a break before returning in our natural swimming pool.

The sand burned our dry feet, sticked to our wet feet, was our playground to build new cities, new rivers, or bury our bodies. A desert full of incredible possibilities to spend one entire day.

The cool wind in the evening, blowing on the wall my friends and I used to sat to see the stars lighting one by one, was the perfect scene to close this warm day. It was the occasion to show up the consequences of our prolonged exposure under the day star; the tan skin of a child whom doesn't care about sun dangers.

Frogs were singing, in the twilight atmosphere, and we knew that the day after, we'll meet again to live another long afternoon of July.


Tuesday, July 17, 2012

Tim Walker, le magicien.


Another world.



J'ai récemment découvert l'extraordinaire travail du photographe Tim Walker.

Ô combien j'étais émerveillée lorsque j'ai vu ses photos. Un tel talent ! Son univers est magique et mystérieux, comme un film de Tim Burton. Il a d'ailleurs travaillé avec le cinéaste, et beaucoup d'autres célébrités dont Scarlett Johansson, qu'il a transformé en une femme psychotique dévorée par des oiseaux. Une référence à Hitchcock.

Un monde connecté à celui de la mode, la manière dont les modèles sont vêtus relève du génie. La lumière, le maquillage, l'atmosphère en elle-même; tout est parfait. Il a été difficile de faire une sélection d'images pour illustrer cet article; j'aime chaque photos de son site web. Je vous invite d'ailleurs à y faire un tour pour découvrir son incroyable univers.



Recently, I discovered the fantastic photographer Tim Walker.

How amazed I was when I saw his photographs. Such a talent ! His universe is magical and mysterious, as some Tim Burton's movies. He actually worked with the cineast, and a lot of celebrities as Scarlett Johansson, transformed in a psychotic girl eaten by birds. A reference to Hitchcock .

A world connected with fashion, the way the models are dressed is genius. Lights, make-up, atmosphere; everything is perfect. How hard it was to choose pictures for this article; I love every single photographs. Go on his website to enter in his wonderful universe.


Friday, July 13, 2012

Cheetahs are running on my legs.



L'été joue à cache-cache.

Mois de Juillet sous la pluie. Un désastre pour mon système capillaire, ondulant à la tombée de quelques gouttelettes. Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas; la pluie, ennemie redoutable des filles qui, faute d'avoir les cheveux lisses, utilisent en artifices pour dompter leur crinière.

C'est en partie pour cette raison que j'ai décidé de les couper courts, il y a déjà 4 ans de cela. Lorsque mes cheveux arrivaient encore à mes épaules, j'étais, comment dire, comme un cocker. Et je n'affectionne pas particulièrement ces chiens, sauf dans Boule & Bill. Et encore, je préfère la tortue Capucine.

Alors le printemps et l'été sont souvent comme une résurrection, après un hiver humide et trempé où mes cheveux ont une texture de mousse. C'est assez indescriptible; ils sont moussus. Frisés, légers, doux. Mais vraiment inesthétique. D'où le port d'un bonnet ou d'un chapeau la plupart du temps ! Double action aplatissage et anti-frisottis. Mieux que n'importe quel shampoing, soit disant miracle, qui s'avère aussi inefficace que le port de lunettes de soleil la nuit.

Cette fois j'ai décidé de déroger à la règle : pas de chapeau pour cette tenue simple et sans prétention.


Summer is playing hide-and-seek.

A month of July under the rain. A disaster for my hair; it become curly when droplets are falling on it. I know I'm not the only one in this case; rain is the redoutable enemy of girls who have to use tricks to tame their mane.

That's mostly for this reason I've decided to cut my hair short, already 4 years ago. When my hair touched my shoulders, I looked like a cocker spaniel. I don't especially like those dogs, except in Boule & Bill. And still, I prefer the turtle Capucine.

Spring and summer are like a resurrection after a wet winter, where my hair has a moss texture. It's hard to describe it; it is mossy. Wavy, light, soft, but unsightly. That's why I wear, most of the time, a hat or a beret. A double action to flatten it, and anti-kinks. Better than a supposedly miracle shampoo, which is in fact as effective as wearing sunglasses by night.

This time, I break the rule : no hat for this simple outfit.



On pourra dire ce que l'on veut sur mon leggings à imprimés guépards; qu'il est moche, étrange, curieux, bizarre, ou autre synonymes du genre : je l'aime.

Le guépard était mon animal favori lorsque j'étais petite. J'avais des fiches instructive sur l'animal en question; à quelle vitesse il courait, la manière dont les petits étaient élevés, son habitat, son alimentation, la population en chiffre... J'étais incollable. J'aurai sans doute adoré avoir ce leggings à cette période. Nous ne sommes plus à 12 années près.



We can say whatever we want about my cheetah printed leggings : it's ugly, weird, strange, odd, and other synonyms : I still love it.

Cheetah was my favourite animal when I was a little girl. I had a book about it; the speed it can reach, how it raise its babies, where it lives, what it eats, how many they are... I knew everything. I'm sure I would love to have these leggings at that period. We are now 12 years after, it's never too late.


Shirt : H&M / Running Cheetah Print Leggings : ASOS / Black Heels : Romwe / Collar : Romwe

Wednesday, July 11, 2012

London.




Une éclaircie de bonheur dans la météo de ma tempête passagère.

Après cette expérience désastreuse en hôtellerie, à travailler 56 heures en 6 jours pour seulement 100£, me revoilà enfin dans notre cher Hexagone.

J'avais réservé mon avion retour pour le mardi, chose que j'ai regretté par la suite après mon incroyable journée à Londres ! Je serai bien restée quelques jours de plus; Londres le lundi, ville de toutes les envies. London, would you marry me ?

Comme mon avion partait de London City Airport le mardi matin, je ne pouvais pas prendre le bus à Douvres le même jour; trop juste. J'ai donc chercher un hôte via le site Couchsurfing (cette invention est une bénédiction) pour m'héberger la nuit de lundi, et partir sereinement le mardi matin.
Sam, Australien, installé à Londres, sur Bow Road, depuis 3 mois, a gentiment accepté ma requête.
J'adore Couchsurfing. On fait des rencontres magiques. C'est passionnant de constater comment des gens peuvent être réellement bons, ouverts d'esprits et charitable, sans rien demander en retour.
Sam et un de ses amis m'ont montré Camden Town; une merveille de marchés, boutiques, magnificence extraordinairement parfaite de styles et de fringues à tomber par terre, dangereux, trop dangereux pour le porte-monnaie. Ma paye de 100£ aurait pu largement y passer, mais j'ai préféré me retenir. Presque. J'ai craqué pour une paire de lunettes de soleil à 5£, un style que j'avais repéré par internet, que je voulais absolument et que j'ai eu la surprise de trouver là-bas, dans les petites rues couvertes de Camden.

Les façades des bâtiments sont toutes parsemées et ornées de choses bizarres, incongrues, artistiques. On trouve des stands de nourriture turc, espagnole, française, mexicaine, italienne, japonaise, thaïlandaise, alignés côte à côte. Les gens sont beaux. Les bus sont rouges, à deux étages, les taxis sont noirs et élégants. Plus élégants que les taxis New Yorkais, et évidement plus que les Français qui ne se distinguent pas. On y voit des choses improbable, comme dans le magasin appelé "CyberDog", qui ressemble à une boîte de nuit, avec des accessoires exceptionnels. Les photos sont interdites dans beaucoup de magasins à Camden Town; dommage, tous vaudraient la peine d'être photographiés ! Il faut alors ruser.

Il y a une rivière, et quand on la suit, on se croirait en pleine nature, à des kilomètres de la capitale tumultueuse. Des saules pleureurs, des petites terrasses avec du mobilier en bois, des bateaux, un bâtiment chinois, des paons dans une cage gigantesque... Une bouffée d'air insoupçonnée, lorsque vos pieds vous guident vers l'inconnu.

J'ai pris un délicieux thé au gingembre et à la cannelle, j'ai fais des expéditions dans le Londres souterrain, la plupart du temps avec ma grosse valise encombrante et roulante, ne pouvant être soulevée par mes seuls bras frêles. Les Anglais m'ont alors aidé, une fois de plus, de vrais gentlemen.

Ah. Londres, Londres... Tant à en dire, et pourtant si peu de temps passé là-bas. Je suis consciente d'en vanter les mérites, mais elle en vaut la peine. Il faut que j'y séjourne plus longtemps. Un boulot dans une petite boutique de Camden Town ? Le pied, je m'en vais étudier l'idée.



A sunlight in my previous cloudy mood.

After this disastrous experience in restoration, working 56 hours for 6 days, only paid 100£, I'm back in my dear Hexagon.

I booked my flight for tuesday in the morning; I've regretted it after spending an amazing day in London ! I would stay few more days; London a monday, a fantastic stay.

As my plane was from London City Airport the tuesday morning, I couldn't take the bus from Dover the same day; it was too tight. I searched for a host via Couchsurfing (this website is a holy invention) to host me the monday night, and leave serene the tuesday morning.
Sam, an Australian, settled in London on Bow Road for 3 months, kindly accepted my request.
I love Couchsurfing. We meet fantastic people. It's impressive to notice how people can be really good, open-minded and charitable without asking something in return.
Sam and one of his friend showed me Camden Town; a wonder of markets, boutiques, a perfect magnificence of styles and clothes to die for. Dangerous, too dangerous for the wallet. My pay of 100£ could be spend in one finger snap, so I've prefered be raisonable... Almost ! I bought a pair of sunglasses for 5£; a frame I've noticed long time ago on internet, I really wanted it and it was a nice surprise to find some similar in the little covered streets of Camden.

The front of the buildings are decorate with weird, incongruous, artistic stuff. There are food stands from all over the world; turkish, spanish, french, mexican, italian, japanese, thai, all lined up. People are beautiful. Buses are red with two floors, taxis are black and elegants. More elegants than taxis in New York, or than french taxis which have no difference with normal cars. You can see improbable things, as in this shop called "CyberDog". When you enter, you have the impression to be in a night club, surrounded by light, lasers, and amazing accesories. Pictures are not allowed in a lot of shops of Camden Town; that's a pity because they are all worth to shoot ! You have to use cunning.

There is a river, and when you follow it, you have the impression to be far, at hundreds miles from the tumultuous capitol. Willow trees, terrace with wood furniture, boats, chinese house, peacocks in a gigantic cage... An unsuspected breath of fresh air, when your feet guide you to the unknown.

I took a delicious ginger cinnamon tea, I did expeditions in the London underground, most of the time with my mammoth suitcase that I couldn't hold alone with my frail arms. English people helped me, again, truly gentlemen.

Ah. London, London... So much things to say, despite so few time spending there. I know I praise virtues of this city, but it's worth to. I have to come back and stay more time there. Maybe find a job in a little boutique on Camden Town ? I'm going to think about it.


Saturday, July 7, 2012

Fail.




Je tourne en rond depuis trois ans. Une ronde incessante, de questions, d'essais, d'échecs, de tourmentes. J'empreinte des chemins que je rebrousse, retours sur mes pas, à la case départ. Je fuis, un jour en Roumanie, l'autre en Angleterre, pour rentrer un autre jour et retrouver ce que je laisse derrière moi à chaque départ; cette éternelle question, qu'est-ce que cela m'apporte de fuir continuellement et de refuser d'entamer une démarche concrète pour avoir enfin un objectif à accomplir. Paolo Cuelo avait sans doute raison; rien ne sert d'aller loin pour trouver ce que l'on cherche. J'ai des rêves, mais pas d'ambitions. Alors je rentre en France, après cet échec dans la restauration, un domaine qui ne me convient absolument pas. Travailler dix heures ou douze continuellement, sans être payée. Je ne conçois pas que cela puisse s'accorder avec une vie épanouie; ce que je recherche vraisemblablement.
Alors le voilà, le retour. C'est sans doute en essayant qu'on finit par y arriver, un jour ou l'autre.
Je n'aime pas ces moments de désarroi et de lâcher prise total, accablement, comme si tout s'effondrait, comme si j'étais malheureuse, dans cette chambre aux murs délabrés. Peut-être seulement la fatigue accumulée toute cette semaine, on finit toujours par aller mieux. Je suis heureuse de rentrer, même si ma mission était de rester en Angleterre pour quelques mois. Ce n'était sans doute pas le bon moment. Une prochaine fois. Les erreurs, les échecs, les mauvais choix nous aident à nous construire, à apprendre, à savoir ce que l'on veut, ce que l'on aime. Il faut toujours tirer le meilleur de ce que l'on vit, car chaque expérience quelle qu'elle soit est faite pour nous apprendre quelque chose et nous amener dans le chemin qui nous est destiné.
J'ai eu l'occasion, durant cette semaine, de rencontrer des gens formidables. C'est ce que je dois retenir. C'est surement la seule chose que je vais regretter; les quitter sans avoir appris à les connaitre.



I've been running in circles for three years. A ceaseless waltz of questions, attempts, failures, tormented. I'm walking on tortuous ways, and I turn back, going to the departure point. I'm fleeing, one day in Romania, the other in England, for come back another day and find what I have let behind me on each departure; this eternal question, why am I fleeing in continue, why am I refusing to start something concrete to have a real aim. Pablo Neruda was probably right; it is useless to go far to find what we are looking for. I have dreams, but not ambitions. I'm coming back to France, after a failure in restoration, a field not suitable for me. Working ten or twelve hours per day, without being paid. I can't conceive it can be combinated with a blossoming life; what I'm obviously looking for.
So here we are, go back home. Maybe it's when we try that we can finally succeed, one day or another.
I don't like those moments of confusion, dejection, as if everything is falling down, as if I was miserable, in this room with dilapidated walls. Perhaps it's only the tiredness of all this week, we always feel better after a while. I'm happy to come back, though my mission was to stay couple of months in England. It was not the good moment. The next time. Mistakes and wrong choices help us to grow, learn, and know what we want, what we like. We have to select the good part of what we live, because each experience is happening for some reason, to teach us something, and driving us in the way we are supposed to go.
I had the occasion, during this week, to meet incredible people. It's what I have to memorise. It's the only thing I'll regret; leave them without learning to know them.



Sunday, July 1, 2012

Good Morning England.

Cette photo fût prise la veille de mon départ.

Article rapide écrit dans un état de fatigue avancé. Morphé, par pitié, viens me chercher !

Je suis arrivée hier en Angleterre. À l'aéroport, le ciel était partiellement couvert, et seulement un petit nombre de personnes attendait l'avion. J'étais habillée avec mon chapeau melon et mon débardeur "The Stones" avec un drapeau anglais, comme un cliché pour dire "Good Morning England."
Londres était sous le soleil, et j'étais préssée. Dans le métro, des gens incroyablement généreux m'aidaient à transporter ma valise éléphantesque. Chose qui n'arriverai pas à Paris. J'aime déjà Londres, mais je ne disposai que d'une heure pour la traverser et prendre mon bus pour Douvres; trop court, trop triste, et pas vraiment de photo. J'espère y revenir, c'était une première impression fabuleuse. Oh, et les gens sont tellement stylés ! Les rues grouillent d'inspirations, je n'ai jamais ressenti ça : je voulais les vêtements de toutes les filles que je croisais. Elles savent s'habiller, elles font des combinaisons si ingénieuses et originales, elles ont les cheveux de la couleur de l'arc-en-ciel. Je veux vivre là-bas.
Douvres était venteuse, et les mouettes rieuses. Des gens marchant dans un parc, se relaxant, prenant leur temps. Des amoureux sur un banc, des bébés dans des poussettes, des garçons jouant au football. Le vent était froid, lors d'un tranquille après-midi de Juin.
Mon travail est assez dur. Peut-être que je dois m'y habituer; je ne mange qu'une fois par jour à 18h, je me tiens debout toute la journée en cuisine, et parfois je vais servir les plats aux clients. Bon. Je suis fatiguée maintenant, et demain sera plus dur. Je suis confiante, mais je voulais un travail plus gratifiant. Je regarde déjà les offres d'emplois pour bosser aux JO de Londres ! Allez, demain, on y retourne.



This picture was taken the day before my departure.

A quick article written in an advanced tiredness. Morphea please, rescue me !

I have arrived yesterday in England. At the airport, the sky was partly cloudy, and few people were waiting for the plane. I was dressed with my bowler hat and a "The Stones" tank top with an english flag, as a cliché to say "Good Morning England".
London was under the sun, and I was in a hurry. In the subway, gentle people helping me to hold my elephantine suitcase. It would never happened in Paris. I'm already in love with London, but I had only one hour to cross it and take my bus to Dover, too short, too sad. And no photo. I hope to come back there, it was a wonderful first impression. Oh, and people are so stylish ! Streets are full of inspirations, I never felt this before : I wanted the clothes of each girls I saw. They know how to dress, their combinations are genius, original, and some of them have hair colored as a rainbow. Oh, I want to live there.
Dover was windy, and seagulls were laughing. People walking in a parc, relaxing, taking time. Lovers on a bench, babies in strollers, guys playing football. It was a cold wind, in a quiet afternoon of June.
My work is a bit hard. Maybe I have to get used; I eat one time per day at 6:00 PM, standing in the kitchen all the day long, sometimes bring food to the clients. Well. I'm tired now, and tomorrow will be harder. I'm confident, but I want something more rewarding, so I'm looking for jobs for the Olympics games in London !
I try to get mentally ready for tomorrow.

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