Monday, February 25, 2013

Love has kept us hidden away .


Le premier homme à avoir fait le tour du monde était un Malais du nom de Henrique,
serviteur de Magellan.

L'histoire, comme la mémoire, est sélective : on retient l'exploit de celui qui dirige et qui ordonne, non pas de ceux qui mettent leurs forces et leurs vies en péril pour accomplir le rêve d'un autre. On ne retient pas le nom des "petits" sans qui rien n'aurait été possible, sans qui les conquêtes n'auraient pût avoir lieu, sans qui les inventions n'auraient pas été construites. Qu'aurait fait Napoléon sans armée ? Qu'aurait-il fait si tous ces hommes avaient décidés de l'abandonner et de ne pas combattre ? Jamais il n'aurait, à lui tout seul, capturé ne serait-ce qu'un mètre carré de territoire. Nous avons oublié que le pouvoir est aux mains de ceux qui sont dirigés.
La liberté de l'Homme est un sujet sur lequel je pourrais argumenter des heures; je ne vais donc pas développer le paragraphe précédent pour ne pas tomber dans l'excès, le lieu n'étant pas des plus appropriés. Néanmoins, je n'aurais de cesse de me demander ce qui, à notre époque, nous pousse à faire preuve d'une apathie et d'un fatalisme considérable alors que tout, à tout moment, peut être changé grâce à notre seule volonté.

Dans cette tenue, j'ai l'impression de vivre dans les années 30, lorsque les hommes étaient vêtus de chapeaux et de très longs manteaux, à la façon d'un détective privé emboîtant le pas, son visage caché derrière son journal gigantesque. J'aurais fais un très mauvais détective : je suis bien trop froussarde, je n'aime pas les conflits, et encore moins me mêler de la vie des autres. Et puis c'est trop dangereux; personne n'aime les curieux, ils meurent parfois mystérieusement. Qui enquête sur la mort d'un détective privé ? Un autre détective privé, qui en saura à son tour beaucoup trop, et qui se fera tuer, lui aussi. Non, ce n'est pas un travail que j'aimerai faire plus tard. C'est déjà bien de procéder par éliminations, on fini par trouver sa voix.
Je n'aurais jamais pensé déniché un jour un aussi beau manteau en friperie, et en le portant quand ce vent sibérien souffle sur ma contrée, j'ai l'impression de n'avoir jamais quitté mes draps.

Si vous ne connaissez pas le groupe Chinawoman, je vous invite à écouter quelques unes de leurs chansons. La voix de la chanteuse est suave et grave, reconnaissable entre milles. Les textes sont certes sombres, et les mélodies souvent accompagnée d'une pointe de tristesse et de désespoir, mais j'ai érigé Chinawoman sur le podium de mes groupes préférés. "Left you at the farm" est la chanson que j'écoute en boucle en ce moment.



The first man to round the earth was a Malay named Enrique, Magellan's slave.

History, as memory, is selective : we remember the exploit of the one who commands and gives orders, not those who risk their lives to achieve the dream of their leader. We don't remember the names of the "small ones" without whom nothing would be possible : conquests wouldn't take place, inventions wouldn't be constructed. What Napoleon would have done without his army ? What he would have done if his soldiers decided to abandonned him and stop fighting ? Alone, never he would have conquered the smallest piece of territory. We forgot that power belongs to the ruled.
I could speak hours about Human freedom; I'm not gonna develop the previous paragraph, it would be excessive and that's not really the place to talk about that. However, I will always wonder why nowadays we are so apathetic and fatalistic, although everything could change only with our willpower.

When I dress like this, I feel like I'm living in the 30s, when men were dressed with hats and very long coats, like a private detective walking fast, hidden behind his gigantic newspaper. I would have been a very bad detective : I'm a fearful person, I don't like conflicts nor get involved in somebody else's life. And that's too dangerous; nobody likes curious people, and sometimes they die in strange circumstances. Then who will make an investigation of the death of a private detective ? Another private detective who will discover too many compromising facts, and then die, strangely. No, that would not be a job for me. That's good to proceed like this, then maybe I'll find what I really want to do in my life.
I would never have thought to find such a beautiful coat in a thrift store, and wearing it when blows this cold siberian wind, I have the impression I've never left my sheets.

If you never heard about the band Chinawoman, I invite you to listen to some of their songs. The voice of the singer is deep and suave, recognizable anywhere. The texts are dark, full of melancholy and despair, but Chinawoman is one of my favourite band. "Left you at the farm" is the song I'm listening again and again these days.


Saturday, February 23, 2013

Chictopia Style Icon.


J'ai été choisie pour être Style Icon du mois de Mars sur Chictopia !

Je suis flattée par ce grade, je ne pensais pas en arriver là. Chictopia est une plateforme mode très inspirante où les fashionistas du monde entier présentent leurs tenues; je m'étais introduite dans le milieu sans réellement penser qu'un jour j'aurai la chance d'être remarquée parmi ce flot modesque. C'est toujours dur d'avoir confiance en ses looks lorsque l'on est entouré de gens ayant un sens aiguë du style.

C'est alors que j'ai commencé à réaliser que neuf mois de blogging m'ont beaucoup apportés.
Quand je regarde les premières semaines ou même les premiers mois de mon blog, je me rend compte que j'ai énormément évolué, en différents points. Il y a certaines tenues que je ne remettrai pas, qui étaient destinées à l'expérimentation. Je peux donc constater que mes goûts ont changés, et je ne pensais pas que bloguer pouvait permettre d'avoir un regard nouveau sur soi, faire son auto-critique et ainsi parfaire sa personnalité.

Le plus incroyable, c'est encore ce que le blog m'a apporté sur le plan humain. Internet, bien qu'étant quelque chose de totalement impalpable et inventé de toute pièce, a cet étrange pouvoir de créer des liens entre des individus qui jamais ne se seraient croisés. En partageant ce qui me plaisait, j'ai appris plus encore en retour. C'est pour ça que je ne comprend pas les blogueurs qui ne répondent jamais aux commentaires; certes ça prend du temps, mais j'ai fais des rencontres vraiment intéressante par le seul fait d'entamer une conversation avec de parfaits inconnus (qui le sont d'ailleurs moins et que je remercie de tout cœur pour leurs gentils mots !)
L'air de rien, on devient vite dépendant : on s'intègre dans une micro-communauté, une sorte de havre coupé du monde réel où l'on est à l'affût des dernières nouvelles de ces gens que l'on suit, qu'on a l'impression de connaître un peu et qui pourtant vivent à des centaines, voir des milliers de kilomètres de chez nous. C'est comme correspondre avec l'inconnu; le blog est une carte postale que l'on écrit et que l'on envoie à qui voudra bien la lire.

On pourrait appeler les blogueurs des "inspirants-inspirés". En permanence à la recherche de nouvelles idées, on s'inspire des autres en les inspirant par la même occasion. C'est une réaction en chaîne, et c'est ça qui est génial. Chacun peut contribuer, chacun peut apporter sa touche personnelle. J'avais peur, au début de mon blog, que ce soit trop tard pour le créer car je m'y prenais après la bataille : les blogs ont connus leurs apogée il y a quelques années, si bien que l'espace est maintenant saturé. Pourtant, on a jamais fini de créer, d'innover. La création est infinie, je ne pense pas que les blogs vont s'éteindre de sitôt. Et puis un blog c'est avant tout pour soi, un outil de développement personnel comme je l'ai dis.
J'espère donc continuer ainsi, continuer à apprendre grâce à vous, savoir faire la part des choses en acceptant la critique, en acceptant le changement. Continuer à expérimenter, voir ce qui peut être fait ou défait, changé ou immuable. Je pense n'être qu'au début de l'aventure, je ne pensais pas tenir aussi longtemps, en arriver là. J'aurai pu écrire ça pour le premier anniversaire du blog, mais pourquoi attendre lorsque l'on est inspiré dans la seconde même ? Il me reste encore tellement de choses à faire, tout ne fait que commencer.

Merci à vous d'être là, d'être vous !



I've been chosen to be a March Style Icon on Chictopia !

I'm really flattered to reach this grade, I couln't imagine it would happen. Chictopia is a fashion community very inspiring where the fashionistas from all over the world are sharing their outfits. I've taken part of it without thinking I would have the chance to be noticed. That's sometimes hard to be confident in your looks when you are surrounded by people with a high sense of style.

Then I started to realise that these nine months of blogging given me a lot.
When I look at the first weeks or even the first months of my blog, I can notice how I have evolved in so many points. There are some outfits I wouldn't wear again, they were only for the experimentation. My tastes have changed, and I didn't know that blogging could help you to see you in a different way, make your auto-critic and improve your personnality.

The most incredible, it's what my blog have given me on the human level. Internet, though it's an impalpable invention, has this power to creates links between people who would never meet in real life. By sharing what I love, I've learned much more. That's why I don't understand bloggers who never reply to their comments; it takes time it's true, but I've met amazing people by the only fact I started a conversation with these perfect strangers (who are less strangers now, and I thank them for their lovely words !)
Without realising it, we can quickly become dependant : we take part of a community, a kind of haven far from the real world. We are waiting news from people we follow, we have the impression to know them a little bit, though they live hundreds or thousands kilometers far from us. It's being a pen pal with the unknown; the blog is a postcard you are writing for the person who will accept to read it.

We can call the bloggers "inspiring-inspired". We are seeking for new ideas, we are inspired by people and we inspire them in the same way. That's a chain reaction, and this is awesome. Everybody can contribute, give his personal touch. I was afraid, when I've started my blog, that it was to late to create it : blogs had their apogee some years ago, now the space is saturated. However, we never stop to create, to invent. Creation is never ending, I don't think that blogs would disappear soon. And a blog is for ourselves above all, a tool for our personal development.
I hope I'll continue in the same way, continue to learn thanks to you, and experimenting, see what can be done or undone, changed or unchanged. It's only the begining of the adventure, I didn't expect I would stay that long. I should have write this for the first birthday of my blog, but what should I wait if I'm inspired right now ? I still have so many things to do, everything is only starting.

Thank you for being such amazing people !





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Tuesday, February 19, 2013

Ladybirds.


Pour des raisons obscures, une légion de coccinelles à décidée de coloniser ma fenêtre.

Heureusement je n'ai pas peur des insectes, je les aiment plutôt bien à vrai dire, alors j'accepte cette occupation pacifique à la seule condition que j'ai le droit d'utiliser le mode macro à ma guise sur leur colonie. Je pourrais passer des heures à faire des macroccinelles.
Seuls les œufs d'insectes me dégoûtent absolument (c'est assez paradoxal au final), et toutes les espèces de vers (sauf les vers de terre, je les secourais quand j'étais petite car mes cruels camarades de classe prenaient un malin plaisir à les écraser et à les contempler agoniser en les remuant avec des morceaux de bois. Les enfants sont des monstres, j'en suis convaincue).

Je me suis enfin décidée à acheter une perruque. L'idée me trottait en tête depuis un long moment, j'attendais de flairer la bonne affaire sur eBay. Et c'est arrivé, ça y est ! C'est une sensation tellement étrange de me voir avec des cheveux longs, et bruns, surtout. Je dois avouer que les bonnets et chapeaux en général rendent beaucoup mieux sur les cheveux longs... Mais pour rien au monde je ne laisserai ma crinière gagner en centimètres ! Les perruques sont au moins géniales pour ça; changer de tête comme de chemise, sans passer par la case coiffeur.
Je n'ai pas encore osé arpenter la jungle urbaine avec cette postiche, j'essayerai prochainement, un jour sans vent qui ne s'annoncera pas comme une de ces journées où la poisse vous suit et enchaîne les mauvais tours. De mon point de vue, cette perruque ne fait pas trop fake, donc je pense pouvoir passer pour une vraie brune. J'ai d'ailleurs été surprise par la douceur de ces faux cheveux, on dirait presque des vrais au toucher ! Vu le prix que je l'ai payé, c'est quelque chose d'assez exceptionnel.
Ah, d'ailleurs, je me suis complètement loupée en me coupant les cheveux hier ! Perdue dans mes pensées, je coupais, coupais, clic clac, et aouch, retour à la réalité : quelle horreur ! J'ai raté ma coupe derrière, j'ai tellement coupé que ce n'est même plus coupé mais rasé, et j'ai l'impression de sortir d'un camp militaire. Et ce n'est même pas égal, mais je ne peux plus égaliser sinon ça va créer des trous et... Aah, raison de plus pour porter cette perruque !

J'aimerai bien que les perruques ne soient plus considérées comme un accessoire de déguisement. Qu'en pensez-vous ? Vous oseriez en porter vous ?



For some obscure reasons, a legion of ladybirds have colonised my window.

Luckily I'm not afraid of bugs, actually I like them, so I accept this pacific occupation at the only condition I can make macro plans on their colony. I could spend hours taking pictures of insects in macro.
Only insects eggs disgusts me (that's paradoxal) and worms. But not all the kinds of worms : earthworms are okay, I have some pity for them. When I was a child, I rescued them from my cruel classmates who took pleasure to run over them, watch them agonizing and move them with woodsticks. Children are monsters, I'm convinced.

Finally, I've bought a wig ! I thought about it for months and I was waiting for the good bargain on ebay. And it happened : it's such a strange sensation to see me with long hair, and brown, above all ! I have to admit beanies and hats in general looks better on long hair... but never I would let my mane grow ! Wigs are amazing for this : you can change your face from day to day without going to a hairdresser.
I haven't tried yet to hang out in the urban jungle with this wig. I will, but I have to choose the good day. I don't think this wig seems so fake, maybe people would think I'm a real brunette and will not notice me (at least, they'll not notice that I have fake hair !) And I was gladly surprised by the softness of the wig, that's a very good point for the price I paid haha.
By the way, I have cut my hair yesterday, and it's a disaster ! I was lost in my thoughts, I cut, cut, and aouch : back to the reality ! What have I done ? That's horrific ! That's even not cut, but shaved, and I have the impression I came back from a military camp. So, yeah, it makes a good reason to wear a wig.

I wish that wigs will not stay, in the common mind, an accessory for disguise. What do you think ? Would you dare to wear a wig ?


Tuesday, February 12, 2013

Ain't Nobody's Problem.


Un goût de tartatan.

Je me souviens avoir flashé sur ce pantalon à H&M, lors d'une rare session shopping avec mes amies. Je l'avais essayé sans grande conviction, mais c'est à la surprise générale que j'ai aimé l'effet qu'il donnait. Et mes amies aussi, bizarrement. Car, disons-le, nos goûts sont diamétralement opposés et sont tels la bière et le vin : si différents et impossibles à comparés.
Le prix était alors un frein; je me suis dis que j'attendrai les soldes et mettrai un cierge pour prier Saint-Antoine de Padoue qui, peut-être, accepterai de m'aider à le retrouver plus tard. Ah, ne croyez-pas tout ce que je dis, je ne suis pas quelqu'un de fervent, même si je trouve que Saint-Antoine de Padoue est plutôt cool. N'empêche que, au second jour des soldes, il était bien là, le pantalon, seul dans un rayon où il n'avait pas sa place. Seul, et donc d'une seule taille : étrangement, la mienne. Autant de signes positifs.
Son inconvénient, c'est d'être très dur à associer sans tomber dans le punk clownesque. J'adore l'imprimé tartan (vous l'avez sans doute comprit) mais son utilisation a certaine limites. J'ai donc misé sur du noir, avec une touche de chic boyish. Après coup je regrette d'avoir mis mes creepers, ça tasse la silhouette. Boots ou talons pour la prochaine fois; c'est en faisant des erreurs qu'on s'améliore !

Ce petit sweat-shirt pour garçonnet de 8 ans, je l'ai déniché dans une friperie en Roumanie, et je l'utilisai comme haut de pyjama. J'avais souvent froid, là-bas, en cette période.
Ce qui est marrant c'est qu'il a été fabriqué au Canada : je me demande l'acheminement qui a du se produire pour qu'il arrive jusque dans cette petite ville de Roumanie, pour finalement se frayer une place dans ma valise en partance pour la France. C'est une chose qui me plaît avec les vêtements fripés : ils voyagent, viennent de loin, passent entre toutes sortes de mains, sont habités par le souvenir de personnes toutes différentes, et nous reviennent, au final, par on ne sait quel hasard.

Y a t-il un imprimé qui vous fait immédiatement succomber ?



Tartan taste.

I remember when I had a crush for these pants in H&M, during a rare shopping expedition with my friends. I tried it without any conviction, but I was gladly surprised by the effect it gives, and, strangely, my friends also. Because it's true, our tastes are the total opposites : it would be like comparing the beer and the wine. You can't, that's not the same thing.
The price of the pants was too high for me, so I thought I would wait until the sales. With luck, they would be still here, and half-price. And it happened : the second day of the sales, I saw the only pants left on a display in the men section (I wonder why too). The only left, and it was my size. That was too many positive points : I took it.
The inconvenient of these pants, it's that you have to manage to combine them well. You can easily fall into a punkish clown style, and it's not nice. I love tartan print (I guess you already know it) but it has to be use with caution. So, I've opted to mix it with black and chic boyish touch. Creepers are definitely not the good shoes to match with these pants; the next time I'll wear heels or boots. It's when we make mistakes that we can improve !

I've found this sweat-shirt for 8 years old boys in a thrift store in Romania. I wore it as a pyjama's top, because I was often cold their.
What I find funny, it's that it was made in Canada : I wonder by which way it arrived in this little city of Romania, for finally being brought by me in France. It's something I like with second-hand clothes : they travel, come from afar, change their owners and are inhabited by their memory. And by all these random ways, they end up with you.

For which kind of prints do you have a crush ?


Thursday, February 7, 2013

I'm making believe.


Un rayon de soleil dans une journée pluvieuse.

Faute d'un temps convenable pour shooter dehors, j'ai passé ma journée en intérieur à faire des photos pour ma boutique. Il s'est avéré que ces photos étaient toutes, au final, inexploitables. Je n'aime pas ce genre d'évènement quand, pensant avoir fait quelque chose de constructif, tout le travail est à recommencer, et les heures perdues doivent être rattrapées.
Puis, apercevant le sourire timide du soleil se profilant derrière ce rideau de coton gris, je me suis dis que cette journée n'aura pas été si inutile.

Période de jazz, j'écoute beaucoup les Ink Spots en ce moment. C'est marrant comme certains vieux groupes de musique peuvent, 70 ans après, éveiller l'oreille des jeunes générations. Parfois j'ai honte de ce qu'on fait actuellement; Rihanna, dans 70 ans, vous y croyez-vous ? Vos petits-enfants disant : "Dis-donc Mamie, c'était génial ce que vous écoutiez à l'époque !" Pitié non, et pardonnez-moi si vous aimez Rihanna. De quoi se souviendra t-on, en évoquant les années 2010 ?
Je regrette que de nos jours, on donne priorité aux musiques dites "commerciales". À moins de faire des recherches soi-même, d'être curieux et animé par l'envie de découvrir de nouveaux talents, les individus "lambda" sont bercés par les sonorités prometteuses (ironie) de Fun radio et autres MTV. C'est triste. Où est la vraie musique ?
Je suis persuadée que chaque époque renferme un génie pour chaque domaine. Certes Chopin ne reviendra pas d'outre-tombe, et j'étais triste à l'idée de me dire que nos générations sont dépourvues de ces prophètes. Puis j'ai réfléchi, et je me suis dis qu'il existe sans doute, sur un mètre carré de notre planète, des talents précieux, des pépites d'or qui ne demandent qu'à être découvertes. Seulement, les chercheurs d'or d'aujourd'hui ne pensent pas plus au talent qu'à la jolie minette qui fera baver des hordes d'adolescents et qui, accessoirement, va rapporter des millions, et des millions, et des millions... C'est comme ça que ça marche : vive la culture.

Y'a t-il des vieux (très vieux) groupes de musiques ou chanteurs qui bercent vos oreilles ?



Sunlight on a rainy day.

As it was to grey to shoot outside, I spent the entire day to take pictures inside for my boutique. Afterward I notice that all were unusable. I don't like this kind of event when you think that you made something really constructive, but in fact all the work has to be done again.

When I saw by my window the shy smile of the sun behind this grey cotton curtain, I thought that my day would no be so useless.

I'm in a jazz mood; I'm listening to the Ink Spots. That's funny how some very old bands can, 70 years after, arouse our interests and our tastes. Sometimes I'm ashamed about the music we make nowadays; Rihanna, in 70 years, do you believe it ? Your grandchildren saying : "Wow Granny, that's was awesome what you were listening to when you were young !" Please, no, and pardon me if you do like Rihanna. What will come to our minds when we'll spoke about the years 2010 ?
I regret that we give priority to the "commercial" musics. Except if you're really curious, passionate about music and make your own research, the average individus are lulled by the promising (irony) musics of MTV and this kind of companies. That's sad. Where is the true music ?
I'm sure each epoch has one genius for each field. Of course Chopin will not come back, and I was sad to think that our generations will never have this kind of prophets. Then I thought it should exist, somewhere on earth, precious talents, gold nuggets which are waiting to be discovered. However, the gold diggers nowadays think more about the pretty girl who will make drool over the credulous teenagers, and who, most of all, will make millions, and millions of dollars. That's how it works. Bravo la culture.

Is there some old (very old) bands that you really enjoy listen to ?


Sunday, February 3, 2013

You’re only as old as you choose.


Il m'arrive de me dire que je suis déjà vieille.

Et puis mon père me rit au nez. "Ah, moi, si j'avais 21 ans !" me dit-il. C'est vrai. Il a beaucoup voyager lui. Et je devrais aussi. Car, bizarrement, pour moi l'unique moyen de profiter de sa jeunesse, c'est de la comblée par les voyages. Je ne vois pas trop d'autre solution; je ne suis pas faite pour les études et j'ai toujours la tête ailleurs, quelque part entre les nuages et les étoiles. Oui, les voyages forment la jeunesse. J'ai un tel besoin d'apprendre.

Vingt-et-un an, c'est assez vieux et assez jeune à la fois. Je crois que je n'aimerai pas avoir plus; en fait je balise à l'idée d'arriver vers 30 ans. J'ai de la marge d'accord, mais les années sont comme des fusées.
C'est bête, des personnes plus âgées que moi doivent sans doute me lire et également rire de moi ! Qu'est-ce qui fait qu'on a peur de vieillir ? La peur de passer à côté de quelque chose, la peur de se réveiller et de se dire : "Qu'ai-je fais pendant tout ce temps ?"

Mais comme dirait la chanson de Vandaveer : "You're only as old as you choose". L'âge n'est qu'un nombre, les nombres sont l'invention des Hommes, comme les dates et les années. Les membres des tribus hors du temps ne savent pas leur âge, ils ne le calculent pas. Ils ont bien raison; l'important est ce que nous sommes, ce que nous avons appris et accomplis, peu importe le nombre d'années qu'il a fallu. Vivons comme une coccinelle, au gré des jours et des saisons, sans se poser de questions.

Accordez-vous beaucoup d'importance au temps ?



Sometimes I feel I am already old.

Then my father is laughing at me. "Ah, I wish I was 21 !" he said. It's true. He traveled a lot. I should do so. Strangely, from my point of view, the only way to enjoy our youth is to fill it with travels. I don't see other solution; I'm not into studies, my spirit is always somewhere else, between clouds and stars. Travel shapes youth. I have a strong need to learn.

Twenty-one years old, it's old enough and young enough. I think I don't want to be older; in fact I'm terrified about reach the thirty. I have time, I know, but years pass as fast as the light speed.
People older than me might read this and laugh at me also ! Why are we afraid about growing old ? Is it the fear to miss something, have regret and think : "What have I done all this time ?"

But as the Vandaveer's song says : "You're only as old as you choose". Age is only a number, numbers are a human invention, as dates and years. Members in tribes out of time don't know their ages. They are right; why it should matter ? The most important it is what we are, what we have learnt and accomplished, doesn't matter how long it took. We should live as a ladybird, according to the days and seasons, without thinking too much.

Do you care a lot about time ?





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Friday, February 1, 2013

L'écrit vain.


J'essaie d'écrire un livre.

Je me suis dis que c'était une de ces choses que je devais tenter. En fait c'est un de mes désir secret, de pouvoir écrire des histoires, divertir et faire rêver, pouvoir faire s'évader l'esprit des lecteurs. Je n'aurai jamais l'étoffe d'un Maupassant, d'un Zola, d'un Dostoïevski, ma prose ne pourra pas être aussi détaillée, sculptée, parfaite. Mais, c'est sans doute en tenant un crayon, en laissant l'encre nourrir le papier, en persévérant, en se forçant à le faire cracher des lignes et des mots que le style se forme et s'améliore.
C'est en parti pour ça que j'ai voulu faire un blog, pour pouvoir écrire. Certes, j'écris parfois dans mon journal, mais jamais régulièrement, seulement quand l'inspiration, cette lumière dorée, vient éclairer mon âme. Le blog est comme un bourreau pour qui j'aurai développé le syndrome de Stockholm. De force, il me dit de me mettre au travail, me pose des contraintes, m'incite à l'invention, à la création, à la recherche. Au final c'est un bourreau de cœur, car il m'oblige à faire ce que j'aime.

C'est comme le dessin : j'ai arrêter de dessiner pendant plus d'un an. Vous savez, les personnes ayant un tant soit peu l'esprit créatif peuvent développer cette espèce de gangrène qui ronge la confiance en soi. L'origine de cette infection est due à la comparaison : regarder le travail d'autres artistes peut être un bon moyen pour se motiver et se mettre à créer. Seulement, il arrive aussi que ce simple fait de s'inspirer devienne maladif, une attaque au lance-pierre ciblée sur le moral. À force de se comparer, d'essayer de faire et de constater que nos mains ne reproduisent pas l'image qui habite l'esprit, l'insatisfaction survient, puis la colère, puis le fatalisme : "je n'y arrive pas, je n'ai pas de talent, j'abandonne". Et là réside l'erreur, car en abandonnant on ne peut plus s'améliorer. Il faut toujours faire, se forcer, se faire violence. Être son propre bourreau.

J'ai décidé de me remettre un peu au dessin, et de poster de temps à autre ce que je fais. Dans les premiers mois de mon blog, j'écrivais beaucoup sur mon humeur, sur mes songes. J'ai quelque peu arrêté, me disant que moi-même je n'aimerai pas lire quelqu'un qui, la plupart de temps, à l'âme remplie de spleen. Nous préférons toujours les gens joyeux. Mes dessins serviront à exprimer mon sentiment du jour. Celui d'aujourd'hui, je l'ai fais hier avant d'aller au lit. J'ai hésité à le poster car il n'est pas finit (je ne fini jamais mes dessins) mais sont regard abattu me plaisait bien.

Et puis, un jour peut-être, en voyant mes dessins, quelqu'un dira : "Noé, tes dessins sont d'une telle beauté, mon Dieu, un Rembrandt au féminin ! Je t'engage tout de suite !". Ah, laissez-moi rêver !

Qu'est-ce qui vous motive et vous aide à aller de l'avant ?



I try to write a book.

I thought it was something I should do. It's one of my secret desire, to write stories, make the people dreaming and let escape their spirits. I will never have the talent of a Maupassant, Zola or Dostoïevski, my prose won't be that detailed, sculpted, perfect. But if I hold a pencil, let the ink feed the paper, and force it to spit words and lines, maybe I can progress.
That's mostly why I wanted to to start a blog : I wanted to write. I write sometimes in my diary, but only when the light of the inspiration light up my mind. My blog is like a torturer for whom I've developed the Stockholm Syndrom. It forces me to work, be creative, effective, inventive, always make research, always think. That's a torturer for my well-being, because it obliged me to do what I like.

It's like drawing : I've stop to draw for more than 1 year now. You know, people who are a bit creative can develop this kind of gangrene which devore the self-confidence. The origin of this infection comes from the comparaison : be inspired by the work of other artists can be a good way to have motivation and start to create. However, it might happen that this simple fact become a disease, an attack targeted on the morale. If we compare ourselves too much to other people, and we try to create something but we realised that our hands are not able to reproduce the image settled in our spirit, we get unsatisfied, angry, and fatalistic : "I have no talent, I abandon". Here is the big mistake, because if we abandoned, we can't be better. We always have to force ourselves, be a bit violent, like our own torturer.

I decided to start to draw again, and post time to time what I do. In the first months of my blog, I spoke a lot about my moods. I've kind of stopped, thinking that I wouldn't like to read someone who's complaining. People prefers happy people. My drawings will be use to express my mood, what I won't write. This one, I draw it before going to bed yesterday. I hesitated to post it, because it's not finished (I never completely finish my drawings anyway) but his sad glance touched me.

And maybe oneday someone will say : "Noé, your drawings are totally amazing, so beautiful, my God, you're a Rembrandt but in girl ! I hire you right now !" Ah, let me dreaming !

What is this thing which keeps you doing ?





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