Sunday, September 22, 2013
Blanc.
Tuesday, September 10, 2013
Chapeauté.
Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de mes chats.
J'en ai sept. J'ai pensé qu'il fallait que je le précise, car comme deux d'entre eux ont décidé de venir s'afficher en arrière-plan, je ne pouvais pas feindre de les ignorer. Et je ne voulais pas recommencer mes photos non plus.
Donc, ci-derrière, en blanc c'est Mikki, alias Tiche, et en gris, c'est Minus. Sachant que cette dernière est très particulière : je n'ai jamais vu un chat aussi perturbé. Elle se roule sur les pieds et n'accepte d'être caressée que par ces derniers, elle miaule à la mort à sept heure du matin pour qu'on lui tienne compagnie, et elle fait pipi quand elle a peur.
Dimanche dernier, il y a eu le vide-grenier annuel de ma commune. Pas beaucoup de folie vestimentaire cette année puisque j'en suis au stade de l'épuration fringlementaire; simplement cette belle sacoche, ce sublime chapeau - je voulais un chapeau comme ça depuis tellement longtemps ! - et un cardigan vert foncé que je compte présenter bientôt. Moi qui ne porte pourtant jamais de vert. Mais c'est un beau vert, vraiment, et si doux !
J'ai aussi acheter un livre sur "le tour du monde en bateau-stop" de Jacques Chegaray. Si vous lisez mon blog vous savez que les voyages me tiennent énormément à cœur, et je suis fasciner par les moyens de transports "marginaux". Le bateau-stop, c'est simplement apporter son aide sur une embarcation en échange d'être conduit à la destination prévue. Je pense que ça doit être fantastique d'essayer, c'est une tout autre manière de voyager. Car ce que je reproche à l'avion, c'est que malgré sa rapidité et ses prix compétitifs, la Terre s'est tristement réduite par sa faute. Les notions de distance sont biaisées, on survole un pays sans le voir, on traverse l'Europe en trois heures alors qu'être à terre - ou en mer - donne une toute autre perspective du voyage. On prend conscience de l'immensité du monde.
Si jamais la pratique du bateau-stop vous intéresse, vous pouvez consulter cette carte très utile pour trouver une embarcation proche de chez vous.
Bref, pour en revenir au vide grenier, c'est une habitude annuelle. Comme la cueillette des mûres et le shopping chez Emmaüs. Évidemment, il faut être malin et ne pas y aller en plein après-midi. Je trouve toujours quelque chose - plus ou moins utile - mais c'est tellement fabuleux cette manière de consommer. Si un jour je dois meubler mon appartement (ce qui devrait bientôt arriver), je ne veux pas aller faire le plein chez Ikea ou ce genre de magasins d’ameublement. Je préfère utiliser des vieux meubles, quitte à les repeindre et à les décorer. Ça a plus de caractère, d'originalité, j'aime bien le petit côté maison de campagne, ou maison en bord de mer, avec de jolis meubles en bois couleur crème ou gris-bleu, de beaux fauteuils confortables, des bouquins à droite à gauche, des vieilles lampes et des fleurs. J'ai du mal avec la modernité et cette simplicité cubiste. On a maintenant des maisons en cube, des tables en cube. Le monde entier est un cube. Ça n'a rien de très recherché et de très esthétique, au final. C'est sans doute pour ça que je galère tellement à trouver un appartement. Je suis trop exigeante, je n'aime pas le neuf et l’aseptisé, et je crois que je vais rester en campagne.
Est-ce que vous avez des activités que vous renouvelez chaque année, des sortes de rituels ? Et quel est votre type de logement idéal ?
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I don't know if I already told you about my cats.
I have seven cats. I thought I had to specify it, as two of them have decided to settle in the background of my pictures, I couldn't feign to ignore them. And I didn't want to take new pictures.
So, here in white is Mikki, aka Tiche, and in grey it's Minus. This last one is a bit special : I've never seen such a twisted-minded cat. She's rolling on our feet and only accept to be cuddled by them, she's meowing heavily at 7:00 AM only to have company, and she pees when she's frightened.
Last sunday, there was the anual attic sale in my hometown. I didn't make crazy purchases as I'm clearing up my wardrobe; only this beautiful satchel, this amazing hat - I was looking for ages to a hat like this ! - and a dark green cardigan I'll introduce you soon. I usually never wear green, but this one is really beautiful, and so soft !
I've also bought a book about the "world tour by hitchhike boat" by Jacque Chegaray. If you are a reader of my blog, you may know that travels are important to me, and I'm fascinated about "non-formal way of travelling". The hitchhike boat is about giving your help on a boat in exchange of going to the expected destination. It should be great to try it, it's another way to travel. Because, despite the rapidity and the affordable prices of the airplanes, the Earth sadly got smaller because of them. Notions of distances are skewed; we fly above a country without seeing it and we can cross Europe in three hours, but when we're on the road - or on the sea - the perspective is different. We get aware of the immensity of the world.
Anyway, let's talk about the attic sale, my anual habit - like the blackberries gathering and the shopping at Emmaüs. Obviously you have to be smart and avoid the crowded afternoon when you decided to go there. I always find something - more or less useful - I love this way of consumption. If one day I have to furnish my own appartement (it should happen soon), I don't want to go to Ikea nor shops in the same kind. I prefer to use old furnitures, paint them and decorate them. I would like to make something which seems like a little house in the countryside or at the seaside, with beautiful wooden furnitures painted in cream or gris-blue color, cozy armchairs, books here and there, old lamps and flowers. I'm not fond of modernity and cubist minimalism. Nowadays we make houses in cube, tables in cube... It has nothing studied nor aesthetic, I think. Maybe that's the reason why I'm so picky to find an appartement. I'll probably stay in the countryside.
Do you have some habits you renew each year ? What's your ideal type of accomodation ?
Monday, September 2, 2013
Le temps des mûres.
En partant cueillir des mûres, j'ai pu constater qu'il faut énormément de patience pour obtenir ce que l'on souhaite. Quand on a un panier à remplir, et qu'on cueille une mûre toute les dix secondes, il faut savoir être indulgent et patient. Il faut accepter d'avoir les mains tâchées de mauve, griffées par les ronces. Si bien que quand le panier est rempli, on prend le temps de le déguster, de l'apprécier, car on sait l'effort et les heures qu'il a fallut pour en arriver là. C'est la contrepartie de la gratuité, cependant, j'ai trouvé ça tellement apaisant et gratifiant. Je n'avais jamais fait la cueillette des mûres, et j'ai décidé que ce serait une chose à renouveler chaque année. C'est beau de se dire que les mûres appartiennent à tout le monde. Tout le monde peut en prendre, c'est gratuit, c'est la nature qui les offrent généreusement. Il suffit de mettre le nez dehors et de trouver des sentiers parsemés de ronces, d'oublier ces jungles en dallage blanc, ces jungles contre-nature poussées comme des champignons au milieu du bitume.
D'ailleurs, je vous parlais dans mon article précédent de mon dernier shopping à Emmaüs; en voici des bribes. Un cardigan oversize fleuri qui fait un effet kimono, un sac à dos qui remplace définitivement ma sacoche adorée - parce que plus grand et plus pratique, et enfin cette magnifique paire de bottines - style Chelsea boots - trouvaille inespérée puisqu'il y avait des mois que je recherchais des bottes de ce genre. Comme quoi, la patience finie toujours par porter ses fruits, toujours.
When I went to pick blackberries, I noticed how much patience you need to reach your goal. When you have a basket to fill and you pick one blackberry every ten seconds, you need to be indulgent and patient. You have to accept to have your hands stained by mauve juice, scratched by the brambles. Then, when your basket is full, you take time to savour it and appreciate it because you know the effort it takes to have this result. I never went to gather blackberries before, but I've found the experience rewarding and peaceful. I think it's an activity I'll renew every year. I find it beautiful to think that blackberries are for everyone, nobody owns them. Each person can take some, it's free, nature gives them generously. The only thing you need to do, it's to go outside, find brambles and forget about those jungles in white paving, those unnatural jungles grown like mushrooms in the middle of the concrete.
By the way, I told you in my previous post that I made my last shopping in Emmaüs - famous second hand shop in France. Here is some of the clothes I've found there; an oversized cardigan with flower printed, a backpack which replace my beloved satchel, and this wonderful pair of chelsea boots - an unhoped find, as I was looking for months to boots like this. Patience always gives results.