On ne pourrait imaginer meilleur rayon de supermarché.
Vagabonder dans les allées de ronces, panier à la main, pour cueillir les mûres. Je préfère ce genre de chasse aux fruits au grand air que de partir en quête de nourriture dans l’atmosphère climatisée des grandes surfaces. Aller faire les courses, c'est en quelque sorte l'évolution de la chasse; sauf que le gibier est préalablement découpé et emballé dans du plastique - si les gens avait à tuer un animal de leurs propres mains pour se nourrir, on serait bien plus de végétariens. On laisse la sale besogne aux abattoirs, en quelque sorte. Les fruits et légumes des supermarchés ont une forme étrangement appétissante, presque trop parfaite et brillante, dépourvus de terre, de feuille ou de tâche. Voilà ce que l'on veut nous faire gober pour consommer : que tout est propre, à porter de main et en abondance, qu'il suffit de se munir de son cabas, de le remplir, et de sortir la carte bancaire. Rien de plus simple, au fond. Pourtant, je pense qu'on aurait plus de plaisir à consommer quelque chose si on n'avait fourni un effort pour l'obtenir. Nos papilles frétilleraient davantage.
En partant cueillir des mûres, j'ai pu constater qu'il faut énormément de patience pour obtenir ce que l'on souhaite. Quand on a un panier à remplir, et qu'on cueille une mûre toute les dix secondes, il faut savoir être indulgent et patient. Il faut accepter d'avoir les mains tâchées de mauve, griffées par les ronces. Si bien que quand le panier est rempli, on prend le temps de le déguster, de l'apprécier, car on sait l'effort et les heures qu'il a fallut pour en arriver là. C'est la contrepartie de la gratuité, cependant, j'ai trouvé ça tellement apaisant et gratifiant. Je n'avais jamais fait la cueillette des mûres, et j'ai décidé que ce serait une chose à renouveler chaque année. C'est beau de se dire que les mûres appartiennent à tout le monde. Tout le monde peut en prendre, c'est gratuit, c'est la nature qui les offrent généreusement. Il suffit de mettre le nez dehors et de trouver des sentiers parsemés de ronces, d'oublier ces jungles en dallage blanc, ces jungles contre-nature poussées comme des champignons au milieu du bitume.
En partant cueillir des mûres, j'ai pu constater qu'il faut énormément de patience pour obtenir ce que l'on souhaite. Quand on a un panier à remplir, et qu'on cueille une mûre toute les dix secondes, il faut savoir être indulgent et patient. Il faut accepter d'avoir les mains tâchées de mauve, griffées par les ronces. Si bien que quand le panier est rempli, on prend le temps de le déguster, de l'apprécier, car on sait l'effort et les heures qu'il a fallut pour en arriver là. C'est la contrepartie de la gratuité, cependant, j'ai trouvé ça tellement apaisant et gratifiant. Je n'avais jamais fait la cueillette des mûres, et j'ai décidé que ce serait une chose à renouveler chaque année. C'est beau de se dire que les mûres appartiennent à tout le monde. Tout le monde peut en prendre, c'est gratuit, c'est la nature qui les offrent généreusement. Il suffit de mettre le nez dehors et de trouver des sentiers parsemés de ronces, d'oublier ces jungles en dallage blanc, ces jungles contre-nature poussées comme des champignons au milieu du bitume.
Enfin. L'automne arrive, je ne fais pas partie de ces personnes qui voudrait retenir l'été à jamais. Je pourrais à nouveau écrire un éloge pour cette saison chère à mon cœur. Je me contenterai de dire que l'automne a cette faculté pour m'inspirer. La volonté de continuer mon blog et d'innover est plus forte, alors qu'au contraire, l'été me ramolli et fait fondre ma créativité. Je n'ai jamais envie de faire quoi que ce soit en été.
D'ailleurs, je vous parlais dans mon article précédent de mon dernier shopping à Emmaüs; en voici des bribes. Un cardigan oversize fleuri qui fait un effet kimono, un sac à dos qui remplace définitivement ma sacoche adorée - parce que plus grand et plus pratique, et enfin cette magnifique paire de bottines - style Chelsea boots - trouvaille inespérée puisqu'il y avait des mois que je recherchais des bottes de ce genre. Comme quoi, la patience finie toujours par porter ses fruits, toujours.
D'ailleurs, je vous parlais dans mon article précédent de mon dernier shopping à Emmaüs; en voici des bribes. Un cardigan oversize fleuri qui fait un effet kimono, un sac à dos qui remplace définitivement ma sacoche adorée - parce que plus grand et plus pratique, et enfin cette magnifique paire de bottines - style Chelsea boots - trouvaille inespérée puisqu'il y avait des mois que je recherchais des bottes de ce genre. Comme quoi, la patience finie toujours par porter ses fruits, toujours.
Que vous inspire l'automne ? Êtes-vous prêts à attendre longtemps pour obtenir ce que vous désirez ?
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We couldn't imagine a better supermarket.
Roaming among the brambles valleys, a basket in one hand, the other one to pick blackberries. I prefer this kind of fruit hunting in open air than going for a food quest in the conditioned atmosphere of a supermarket. To go shopping is the evolution of hunting; except that the wild game is previously carved and wrapped under plastic - if people had to kill animals with their hands in order to eat, there would be much more vegetarians. We let the dirty work for the abattoir. Fruits and vegetables in supermarkets are strangely shiny, with a perfect shape, no leaf, no stain nor soil trace. Here is the thing they want us to think : everything is clean, easy to access and in abundance, we just need a bag to fill, and a credit card to pay. But I think you can more appreciate what you consume if you made an effort to obtain it.
When I went to pick blackberries, I noticed how much patience you need to reach your goal. When you have a basket to fill and you pick one blackberry every ten seconds, you need to be indulgent and patient. You have to accept to have your hands stained by mauve juice, scratched by the brambles. Then, when your basket is full, you take time to savour it and appreciate it because you know the effort it takes to have this result. I never went to gather blackberries before, but I've found the experience rewarding and peaceful. I think it's an activity I'll renew every year. I find it beautiful to think that blackberries are for everyone, nobody owns them. Each person can take some, it's free, nature gives them generously. The only thing you need to do, it's to go outside, find brambles and forget about those jungles in white paving, those unnatural jungles grown like mushrooms in the middle of the concrete.
When I went to pick blackberries, I noticed how much patience you need to reach your goal. When you have a basket to fill and you pick one blackberry every ten seconds, you need to be indulgent and patient. You have to accept to have your hands stained by mauve juice, scratched by the brambles. Then, when your basket is full, you take time to savour it and appreciate it because you know the effort it takes to have this result. I never went to gather blackberries before, but I've found the experience rewarding and peaceful. I think it's an activity I'll renew every year. I find it beautiful to think that blackberries are for everyone, nobody owns them. Each person can take some, it's free, nature gives them generously. The only thing you need to do, it's to go outside, find brambles and forget about those jungles in white paving, those unnatural jungles grown like mushrooms in the middle of the concrete.
Anyway. Autumn is coming, I'm not part of these persons who want to keep the summer forever. I could write another eulogy for this season dear to my heart. I'm just gonna say that autumn has this strange faculty to give me inspiration; I have a stronger willpower to continue my blog and a desir to innovate. On the contrary, summer is melting my creativity, I feel like a slug and I don't want to do anything.
By the way, I told you in my previous post that I made my last shopping in Emmaüs - famous second hand shop in France. Here is some of the clothes I've found there; an oversized cardigan with flower printed, a backpack which replace my beloved satchel, and this wonderful pair of chelsea boots - an unhoped find, as I was looking for months to boots like this. Patience always gives results.
By the way, I told you in my previous post that I made my last shopping in Emmaüs - famous second hand shop in France. Here is some of the clothes I've found there; an oversized cardigan with flower printed, a backpack which replace my beloved satchel, and this wonderful pair of chelsea boots - an unhoped find, as I was looking for months to boots like this. Patience always gives results.
Is the autumn inspiring for you ? Are you ready to wait for a long time to obtain what you want ?