Hier, c'était le vide grenier annuel de ma commune : le plus grand de tout le Maine-et-Loire !
Je l'ai loupé l'année dernière alors je me devais de le dévaliser cette année.
Levée aux aurores, me dirigeant vers le sanctuaire des vieilleries fantasmagoriques, j'arpentais les allées jonchées de stands tous plus magiques les uns que les autres.
Ce vide grenier là est un rituel. Du plus loin que je me souvienne, j'y ai toujours assisté. Il y a toujours la voix du monsieur au micro qui, depuis toutes ces années, anime la journée de part ces annonces toujours plus abracadabrantesques (="J'ai avec moi un monsieur qui recherche un motoculteur Wolf des années 80"). Il y a, diffusée de part les hauts-parleurs suspendus aux peupliers, la musique de Claude François qui embaume l'air de nostalgie. Les brocanteurs, souriants, chaleureux et passionnés, sont toujours prêts à dévoiler une anecdote sur l'objet qui vous fait de l'œil.
J'aime bien.
On aperçoit des personnes dont notre cerveau avait effacé l'image, et on fouille, encore et toujours, dans cette immense bazar, pensant dénicher la perle rare.
La foule se créée au fil des heures, les pas tranquilles se transforment en piétinements agacés, l'attention s'envole et les yeux ont abandonné leur rôle de radar à bonnes affaires.
Alors on se dit que l'on s'arrête là, que l'on est déjà assez charger et qu'il faut maintenant rentrer à pieds, les bras alourdis par nos trésors débusqués. Et puis, on tombe sur un manteau à imprimé tartan à 5 euros, et on se dit que, même si une dizaine de vestes encombrent déjà notre dressing, on a pas de manteau tartan, et on est plus à 5 euros près.
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Yesterday, it was the annual attic sale of my town : the biggest of my region !
I've missed it last year, so I had to find exeptional things this year.
Awoke in the early morning, I walked until this sanctuary of phantasmagorical antiquities, among the valleys of magical stands.
This attic sale is a ritual. As far as I remember, I've been there each year. There is always the mythical voice from the microphone which announces amazing requests (="There is a gentleman with me who is looking for motorized cultivator from the 80s"). There is, coming from the top of the poplar trees, oldies songs as Claude François which are filling the air with nostalgy. Secondhand goods dealers are smiling, cheerful, and ready to reveal a secret about the object you have a crush for.
I like that.
You see people that your brain has forgotten, and you search, again and again in this big bazaar, the object which is waiting for you.
The crowd is growing hours after hours, the easy footsteps become nervous stomping, and your eyes have abandonned their job of radar for good deals.
Then you decide it's enough, you already have your arms heavy because of the huge amount of treasures you bought, and you have to walk all the way back. And suddenly, you have a crush for this 5 euros plaid coat. You know you already have ten or so jackets in your closet, but not a plaid one. After all, 5 euros more or less; it doesn't matter anymore.