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Wednesday, April 24, 2013

Home.



Il y a une morale à chaque fin de voyage.
La mienne serait la suivante : toujours anticiper son retour. C'est une mauvaise chose de partir en ayant simplement une vague idée de comment rentrer à la maison. J'avais eu la prétention de pouvoir faire du stop de Beauvais à Angers; grave erreur, je n'avais jamais côtoyé les grandes routes françaises, ni les péages, ni les ronds points et leurs multitudes de directions. Bref, je me suis retrouvée bloquée dans le nord. Croyant que j'allais passer ma nuit dans un Quick ou une station service, j'ai tout de même eu la chance de trouver une personne ayant l'amabilité de me conduire à la gare, et ainsi prendre le train. Dans chaque situation de crise, il y a toujours cette aide mystérieuse et précieuse qui intervient au moment où les forces et l'espoir semblent nous abandonner. Même si le billet de train lui-même m'a coûté plus cher que mon voyage tout entier, j'étais heureuse de pouvoir rentrer chez moi. Donc, anticiper son retour, avant toute chose.
Pour ce qui est de la Scandinavie, je pense avoir trouvé la terre où il me plairait de vivre pour quelques temps. Même si l'hiver était encore installé au début de ce mois, que j'ai eu froid, que je suis tombée malade et que chaque bourrasque me glaçait le sang et les os, je n'avais encore jamais vu de pays où le respect et la tranquillité règnent en maître. Le calme, dans certaines petites villes, était tellement intense qu'on aurait cru que seules les mouettes en était les résidentes, les êtres humains ayant désertés pour laisser la nature s'épandre.
C'est toujours étrange cette sensation de retour au pays : regarder les photos ou relire son carnet de bord, sans avoir vraiment l'impression que tout cela a bien eu lieu, que c'était vrai, c'était là, c'était présent, mais qu'il s'agit maintenant du passé, de notre passé, et qu'il ne tient qu'à nous de nous souvenir. Chaque voyage nous appartient et est unique, chaque souvenir est comme un trésor qu'il faut garder à jamais. Un souvenir que l'on oublie, s'il n'est pas partagé, se perd à jamais dans l'immensité de l'univers.

Thursday, April 11, 2013

Le long des routes.


Lorsque vous lirez ce message, je serai déjà partie.

J'ai toujours adoré l'aspect dramatique de cette phrase. J'ai souvent imaginé l'utiliser un jour; voilà une chose de faite. Je serai partie pour la Norvège. Je m'excuse par avance, je n'ai pas pris le temps de planifier des posts, donc vous devrez vous passer de ma présence pendant deux semaines (oh !) Mais, ça en vaudra la peine, du moins je l'espère, puisque je compte préparer un article tout beau dès mon retour.

Lorsque vous lirez ce message, mes pieds foulerons cette contrée inconnue, parfumée d'odeurs nouvelles, emplie de la mélodie d'un langage que je n'ai encore jamais entendu. Étrangement, je n'ai aucune attente quant à ce voyage : je n'aime pas me dire que ça va être extraordinaire, ou galère, ou que sais-je. Je préfère voir au fur et à mesure, découvrir sans anticiper, juste prendre les choses comme elles viennent. Lorsque l'on a trop d'attentes concernant un événement, on peut vite déchanter. Évidemment, j'ai envie que tout ce passe pour le mieux, mais j'ai toujours fais preuve de pragmatisme et d'une neutralité quasi aberrante face aux choses qui, dans le commun du monde, serait excitantes et formidables.
Avril n'était pas la meilleure période pour aller là-bas. Je crois que si l'on attend toujours le bon moment, on ne part jamais. J'ai de très lointains ancêtres Norvégiens; parfois je me demande si, d'une certaine manière, les souvenirs de nos ancêtres pourraient être gravés en nous, ce qui pourrait expliquer nos attirances pour certains lieux, certaines passions sorties d'on ne sait où. J'ai tellement rêver d'aller en Norvège en jour; m'y voilà enfin !

Le dilemme actuel, c'est le sac. Il faut faire des sacrifices quand on voyage en "low budget". Pas de bagage en soute, donc un bagage à main unique, n’excédant pas dix kilos. Je pars dans un pays où la température actuelle est hivernale, avec de la neige et de la pluie. Comment ne pas prendre trop d'affaires ? Surtout lorsque l'on prévoit d'emmener des compagnons de route à pages, des cadeaux pour les hôtes, des appareils photos, couvertures, sacs... Eh. Deux semaines avec le stricte minimum, et pas de shampoing.


Petites astuces concernant les fringues lorsque l'on voyage très léger :
On a toujours tendance à prendre plus de vêtements que nos besoins. L'important est de composer au moins deux tenues, pour ensuite les mélanger et trouver d'autres associations entre elles. Miser sur les superpositions et les articles simples; on est en voyage, pas (trop) de chichis (si possible). N'emmener qu'une paire de chaussure, la plus confortable et résistante. Porter le maximum d'affaires sur soi, ce qui permet de remplir le sac plus amplement si besoin. Tant pis si on a trop chaud ! (ça ne sera pas mon cas, haha...) Si on ressent un énorme besoin de rester un tant soit peu élégante en toute circonstance (parce qu'il faut tout de même un minimum), porter quelques accessoires simples (bijoux, chapeau, foulard...) qui donne une touche un peu plus habillée à une tenue de voyage. Élégance et voyage peuvent bien s'accorder. Emmener du savon solide (pas de liquides dans l'avion) pour se laver mais aussi laver ses sous-vêtements, ce qui évite d'en emporter une quantité faramineuse.
Ces astuces tombent sous le sens, mais c'est toujours bien d'avoir de l’organisation dans sa valise. Pas forcément dans son périple.

Il est donc temps pour moi de retourner à mes préparations. En attendant, vous pouvez lire mon interview pour le site Confidentielles. En la relisant, je me dis d'ailleurs qu'une fois de plus, je suis allée trop loin dans mes discours lunaires et abstraits.

Des astuces pour voyager léger ? D'ailleurs, est-ce que vous aussi vous faites preuve de neutralité intensive face à des événements géniaux ?


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When you'll read this message, I'll be gone already.

I always find this kind of sentence so dramatic. I often imagined to use it one day; that's something done. I'll be gone in Norway. I feel terrible, I didn't take the time to write posts in advance, I'm sorry. I'll come back in ten days, with a super article about my trip.

When you'll read this message, my feet will walk on this new land, filled with parfums I've never smelt, with the melody of a language I've never heard. Strangely, I'm not expecting anything about this trip : I don't like to think that it will be awesome, hard or something. I prefer to discover without anticipate and take the events as they come. When we're expecting too much, we can be disapointed. Of course, I want everything to run correctly, but I've always been very pragmatic and extremely neutral in front of events that should be, for the majority of people, exciting and tremendous.
April was not the best period to leave. But I think that if we're always waiting for the good moment, we might never leave. I have Norwegian ancesters far in my genealogy; sometimes I wonder if, somehow, the memories of our ancesters can be set in our genetics, which can explain our attraction for specific places and countries. That was my dream to go to Norway one day; here I am !

The present dilemma, it's the bag. You have to make sacrifices when you travel on a "low budget" formula. No hold bag, only one hand luggage, not heavier than ten kilogrammes. I'm going to a country where the temperature is still really cold, with rain and snow. How to not bring too many things, when you plan to take books, gifts for the hosts, cameras, bags, blankets... Eh. Two weeks with the bare minimum, and no shampoo.

Some little advices about clothes when you travel "light" :
We always tend to bring more clothes than our needs. The most important it's to compose at least two outfits, then you can mix them and find new associations. Another thing it's to choose simple clothes that you can layer, and bring only ONE (yep !) pair of shoes : the strongest and most comfortable. It's better to wear the maximum of clothes directly on you, then you can put more stuff in your bag. Of course can be still elegant, travelling and looking pretty can coexist : choose little accessories (jewellery, scarf, hat...) that make your travel outfit more chic. You can bring non-liquid soap (liquid are forbidden in the plane) to wash yourself and your underwear, it avoids you to bring too many of them.
These tricks stand to reason, but it's always better to have organisation in your luggage. Not necessarily in your trip.

It's time for me to return to prepare my stuff. Do you have some advices to travel "light" ? And are you the kind of person who is too neutral when amazing things happen ?





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Tuesday, April 2, 2013

Cap vers le Grand Nord.


Hier, je ne pensais même pas partir à Oslo.
Mais mon avion décolle le 10 avril. Évidemment, je serai à son bord. Tout s'est fait en quelques minutes. Après que la personne avec qui je pars m'ait dit "Oui, vas-y, tu peux acheter tes billets", le sort en était jeté. Je pars dix jours à Oslo.
Le plus étonnant dans cette histoire, c'est que je ne connais absolument pas la fille avec qui je vais voyager. Tout ce que je sais, c'est qu'elle est peintre et Polonaise, que via Couchsurfing elle cherchait quelqu'un avec qui explorer un peu l'Europe, et je me suis dis que c'était cool. Alors je lui ai écrit.
Je pense que le fait de ne pas connaître cette personne contribue d'autant plus à accroître les notions d'aventure et de découverte auxquelles j'associe le voyage. J'ai souvent beaucoup plus de facilités à partir à l'aventure seule ou avec des étrangers qu'avec des amis, car je compterai trop sur ces derniers pour me remuer et je n'oserai rien faire par moi-même. Hors, lorsque l'on se retrouve confronté à sa seule personne et que l'on sait qu'on est le seul maître à bord, c'est un très bon exercice pour apprendre à être indépendant, autonome et s'ouvrir l'esprit. Même si cela peut paraître égoïste et que toutes les personnes ayant vu Into The Wild savent que "le bonheur n'est vrai que lorsqu'il est partagé", j'aurais toujours une tendance à penser que vivre seul des expériences intensives aident à se construire - ce qui est le plus important de mon point de vue - et donc, par la suite, construire de meilleures relations avec autrui.
C'est bizarre, car ça fait plusieurs mois déjà que je me dis qu'il faudrait que je planifie un voyage, car mon envie de partir ne peut plus se taire. C'était l'occasion rêvée. Je disais toujours que je n'avais pas assez d'argent pour pouvoir partir; je ne suis pourtant pas plus riche aujourd'hui qu'hier, au contraire, je crois que j'avais juste besoin de quelqu'un pour me booster et faire un morceau de route avec. L'argent est bien trop souvent un prétexte qui nous empêche de sortir de notre zone de confort.
Je ne sais pas quel va être le plan, surement faire un peu d'auto-stop jusqu'à Göteborg et dans les alentours pour voir les paysages scandinaves. Profiter de ma liberté d'action, de mon libre-arbitre, profiter du printemps, et faire des photos !
J'emporterai mon appareil reflex argentique que j'avais acheté au vide-grenier. C'est bête, je ne veux pas emmener mon bridge par simple peur de le perdre ou de me le faire voler, alors qu'un appareil photo sert justement à immortaliser ses voyages. Mais, comme j'ai découvert il y a très peu de temps que mon argentique fonctionnait et avait en fait une pellicule, je vais inaugurer la photographie "old school".
De part ce type de situation je me dis que tout ne tient à rien, et qu'au final, il suffit de prendre des décisions pour faire avancer sa vie.
Voyager seule, comment voyez-vous cela ? Avez-vous déjà eu des expériences de ce type ?

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PS : Les gagnantes du concours Firmoo sont Laura H., Clara J. et Sylvie B. ! Félicitations, et merci tout le monde de votre participation !

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Yesterday, I even didn't think I'll go to Oslo.
My plane is leaving on the 10th of April. Obviously I'll be in. Everything has been done in few minutes, just after that the person with whom I'll travel told me "Okay, let's buy your ticket !". I'm going to spend ten days in Oslo.
The most incredible thing in this story, it's that I don't know at all the girl who is going with me. All what I know, it's that she's Polish and painter, and via Couchsurfing she was looking for someone to explore Europe, what I've found really cool. So, I wrote to her.
The fact that I don't know this person contributes to increase the notions of adventure and discovery that I associate with travel. I often have more easiness to going on a trip alone or with strangers than with friends, because I would rely to much on them and not doing things by myself. But, when you are alone with your own willpower and you're the only master on board, that's a good exercise to learn how to be independant and open-minded. Even if it seems selfish and all the people who has seen Into the Wild knows that "happiness is real only when shared", I would always tend to think that living strong experiences alone help to build yourself, and afterward help to build better relations with others.
That's strange, it's been months that I'm thinking to plan a trip, because my wish to travel can't shut up. That was the very good opportunity. All the time, I was telling myself that I don't have enough money, so I can't move; I'm not richer than before, that would be the contrary, but I think I just needed someone to give me that chance to cover a little bit the roads with. Money is only a pretext that prevents us to leave our comfort zone.
I don't know what the plan will look like, probably hitchhiking from Oslo until Göteborg and its surrounding to see Scandinavian landscapes. Enjoying freedom, going here and there, enjoying spring, and taking pictures !
I'll bring my analog camera that I've bought in attic sales. That's stupid, I don't want to take my bridge camera because it's new and I'm afraid to loose it, though camera are made to immortalize a trip. But as I've discovered that my analog camera is working and has a film, I'll inaugurate the "old school" photography.
From the example of this situation, I can realize that everything comes out of nothing, and that finally, we only need to take decisions to make the things changing in our lives.
What's your opinion about travelling alone ? Did you already have this kind of experience ?

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NB : The winners of the Firmoo giveaway are Laura H., Clara J. et Sylvie B. ! Congratulations, and thank you everyone for your entries !

Lumière étrange au dessus de l'eau / Strange light above the water

Friday, March 29, 2013

À l'ouest, rien de nouveau.


Rien de nouveau sous la pluie.

En apparence du moins, puisqu'il n'y a rien dans cette tenue qui n'a pas déjà été présenté sur ce blog. En fait je n'ai pas tant de vêtements que ça, et je me rend désormais compte que je vais devoir grandement innover et faire preuve d'une créativité monstre pour essayer de vous montrer quelque chose de "nouveau".
Néanmoins, sous cette surface de "déjà-vu" s'abrite mon état grippal qui m'a pourri ma semaine, et qui n'est surement pas atténué par mon affreuse couleur de cheveux "œuf au lait" qui m'a, aussi, pourrie ma semaine (et mes cheveux, cela va sans dire). Parce que, voilà, j'ai décidé de faire une décoloration plus poussée que d'habitude, et après cette vision d'horreur de mes cheveux façon capsule de Kinder Surprise, j'ai appliqué du shampoing violet qui a en parti neutralisé le jaune, mais pas totalement non plus. Bref, je me sens un peu comme Spike dans Buffy contre les vampires, peut-être que de la même manière que lui je ne vais sortir que la nuit. La nuit doit aussi pouvoir neutraliser le jaune. Visuellement. Ah. Que faire ?

J'étais à Paris vendredi. J'ai passé un entretien pour faire un stage de trois mois là-bas, ce qui était une des causes de mon "euphorie", mais, comme je l'ai dis, on tombe vite des nues et je n'ai pas les bonnes "conditions" pour prétendre à un stage, administrativement parlant. C'est vrai, la vie utopique n'existe que dans les tréfonds de mon esprit : dans la réalité, il faut toujours rentrer dans des cases. Enfin, j'ai pu visiter deux musées, ne pas me perdre dans le métro et déguster un thé vert à trois euros cinquante dans un beau café mauve, tenue par une serveuse plus ou moins hystérique.

Vous renouvelez souvent votre garde-robe ? Si non, ça vous arrive de ne plus savoir quoi inventer pour sembler vous habiller différemment ? Ah, et des désastres capillaires, vous en avez eu ?



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PS : N'oubliez pas, il ne reste que deux jours pour participer au concours Firmoo ! Ne perdez pas votre chance de gagner !


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Nothing new under the rain.

Each item of this outfit has been already seen on the blog. In fact, I don't have so many of clothes, and I now realise that I will have to seriously innovate and be so creative to try to show you "new things".
However, under this "deja-vu" outfit, there is my flu that ruined my week, a week ruined also because of this awful "milky egg" color in my hair. I wanted to have really lighter hair, a very pale blond, but first it turns as a Kinder Surprise capsule, so I used a purple shampoo but my hair stayed kind of yellowish white. I feel I look like Spike in Buffy the Vampire Slayer, maybe I should only go out at night as he does. Night might remove yellow. Visually. Ah. What should I do ?

I was in Paris on friday. I went there for an internship interview, that was one of the reason of my "euphoria", but, as I said, you can quickly be disapointed and I don't have have the permission to work as an intern, because of administrative stuff and papers. I often forget that utopian life only exists in the depth of my mind. In reality, you have to enter in the cases. But that's okay, I visited two museums, I didn't get lost in the subway, I took a green tea for 3 euros 50 in a mauve café owned by a quite hysterical waitress.

Do you often renew your wardrobe ? If not, does it happen to you to have big lacks of ideas for not dressing in the same way everyday ? Ah, and hair disasters, did it already happen to you ?



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NB : Don't forget, there are only two days left to enter in the Firmoo's giveaway ! Don't miss your chance to win !


Thursday, March 21, 2013

Euphoria.



Photo en contradiction avec le titre et le récit, je vous l'accorde. J'aime les contrastes.

Il y a de ces périodes d'euphorie.
Euphorie des départs prochains, des rencontres, des retrouvailles, des coïncidences, des opportunités qui fusent et qui amènent leur lot de surprises et de joies. J'espère juste, de toutes les forces qui me sont données, que ce qui se passe en ce moment va aboutir. On a vite fait de tomber des nues lorsque des projets, des souhaits, des rêves tombent à l'eau.
Je laisse planer le mystère jusque là, et je vous tiendrai informés de ces choses lorsqu'elles seront définitivement prêtes d'arriver. On dit qu'il faut toujours garder la tête froide et ne jamais se précipiter.
Dans un tout autre contexte, j'ai récemment participer au concours d'illustration de Motel Rocks. J'ai pu découvrir que des âmes d'artistes viennent s'échouer sur ce blog, des personnes très talentueuse, alors j'ai pensé que c'était une bonne occasion de parler de ce concours si vous êtes intéressés de faire valoir votre savoir-faire ! C'est dans ces cas-là que l'expression "l'important n'est pas de gagner, mais de participer" prend tout son sens : je n'ai pas la prétention de pouvoir gagner, mais je suis contente d'avoir pu arriver au bout de mes illustrations et proposer des dessins finis, chose assez nouvelle pour moi. C'est en faisant qu'on apprend (combien de fois cette phrase revient sur mon blog, ah !)
C'est grâce à cette euphorie accompagnée d'une valse paprika que j'ai envie non plus de marcher, mais de m'envoler. C'est peut-être ce qui me fait m'habiller en tenue si estivale, en "tiny" explorateur prêt à découvrir le monde. Il y a juste de ces périodes d'euphorie où tout semble possible, où la vie semble tendre un tapis de soie sous vos pieds, et alors vos pas sont comme bercés par une douce et paisible mélodie. La vie est ce que l'on en fait, un simple regard sur elle en change radicalement son aspect.

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The first picture is a contradiction with the title and the text of the article, I know. But I love contrasts !

Sometimes there are those moments of euphoria; departures, new meetings, reunions, coincidences and opportunities that stumble upon you, their arms loaded with nice suprises and happiness. The only thing I hope, it's that what happen now will succeed. We can quickly loose all our hopes when projects, wishes and dreams are falling through.
I let these sentences in their mystery without explanation, and I'll let you know when those things will happen for sure. We say that we always have to keep a cool head.
By the way, recently I entered in an illustration contest organized by Motel Rocks. I've discovered that some artistic souls run aground on this blog, very talented people, so I thought it was a good occasion to talk about this contest if you're interested to share your talent ! It's in this kind of situation that the expression "winning isn't the most important thing" makes sense : I don't have the pretention to think that I'll win, so the only fact that I've participated makes me happy, because I proved to myself that I can complete my drawings, and I never did it before. It's when we make that we learn (ah, I wonder how many times I wrote this sentence on my blog !)
It's thanks to this euphoria acompanied by a Paprika waltz that I don't want to walk but to fly. That's maybe why I dressed like a tiny explorer ready to discover the world. Sometimes there are those moments of euphoria when everything seems possible, when life stretch out a silky carpet at your feet, and your footsteps are cradled by a soft and peaceful melody. Life is only what we make with, a simple glance can radically change its aspect.

Saturday, March 2, 2013

We could be lazy.


Il y a de ces journées où l'on ne fait rien, à un point qui dépasse l'entendement,
atteignant les cimes de l’indécence.
Je ne sais pas si c'est l'attente d'une réponses à tous ces CV que j'ai envoyés, le ciel d'un gris de plomb, l'impatience que le printemps revienne, ou tout simplement une flemme monumentale d'origine obscure, mais ces temps-ci, je me laisse bercer dans un cocon d'oisiveté. Ça fait du bien, parfois, de ne rien faire ! Bien qu'au final on fasse toujours quelque chose; ce que j'appelle ne rien faire, c'est ne pas être productif. Je ne suis pas productive quand je passe mes journées à jouer à Heroes of Might and Magic III, pas productive non plus lorsque je parcours la blogosphère ou quand je fais des recherches pour savoir si l'alimentation joue un rôle sur la croissance et le développement - je n'ai pas touché à un légume jusqu'à mes 19 ans, me nourrissant exclusivement de lait, de yaourts, de céréales, de viande et de produits trop sucrés ou trop salés. Je me demande donc si ça a pu me pénaliser. C'est assez étrange de constater le revirement de situation en deux années seulement, puisque mon alimentation est désormais uniquement végétale.
J'arrive quand même à lire, m'instruire et à dessiner* un peu, tout n'est donc pas perdu. La prochaine étape serait de sérieusement commencer ma petite boutique en ligne et apprendre à coudre ! Chose en cours de production, je vous ferais savoir quand tout sera vraiment mis en place, et vous serez aux première loges. Si vous ne pouvez pas attendre et que ce pull rayé vous plaît, je le vend ici et sur Etsy. Évidement je compte faire des efforts pour améliorer le site, les photos, tout ça.
Les journées à ne rien faire, c'est courant dans votre quotidien ? Ou vous préférez toujours être sur la brèche ?


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* En parlant de dessin, j'ai en ce moment une admiration presque idolâtre pour le travail de Dilka Bear. Son style est à mi-chemin entre glauque et mignon, c'est vraiment magnifique.
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Sometimes there are days of laziness, super-laziness, and I don't want to do anything.
I don't know if it's because I wait for answers from the numerous CVs I've sent, or because the sky is too grey and I want spring to come back, or because I'm simply lazy and I want to stay in this idle cocoon. Sometimes it's pleasant to do nothing ! Though finally we are always doing something; what I call doing nothing, it's being unproductive. I'm not productive when I spend my days playing to Heroes of Might and Magic III, not productive when I go from a blog to another nor when I make researches to know if alimentation has an impact on the growth - I haven't touched vegetables until I was 19, eating only milk, yoghourts, cereals, meat, too salty or to sugary products. I wonder if it penalized me. It is strange to notice that the situation has completely changed in two years, as I'm only eating green now.
Luckily I have enough motivation to read, to educate myself and to draw* a little bit; my situation is not totally desperate. The next step would be to start seriously my little online shop and learn how to sew ! I'm working on that, and I'll let you know when everything will be ready ! If you can't wait and you're interested by this striped sweater, I sell it here and on Etsy. Of course I'll make effort to improve the website and present better pictures. ;)
Generally, lazy days are common in your daily life ? Or do you prefer to be always busy ?


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* About drawing, these days I have a strong admiration and obsession for the artworks of Dilka Bear. Her style is a mix between cute and creepy, that's amazing.

Saturday, February 23, 2013

Chictopia Style Icon.


J'ai été choisie pour être Style Icon du mois de Mars sur Chictopia !

Je suis flattée par ce grade, je ne pensais pas en arriver là. Chictopia est une plateforme mode très inspirante où les fashionistas du monde entier présentent leurs tenues; je m'étais introduite dans le milieu sans réellement penser qu'un jour j'aurai la chance d'être remarquée parmi ce flot modesque. C'est toujours dur d'avoir confiance en ses looks lorsque l'on est entouré de gens ayant un sens aiguë du style.

C'est alors que j'ai commencé à réaliser que neuf mois de blogging m'ont beaucoup apportés.
Quand je regarde les premières semaines ou même les premiers mois de mon blog, je me rend compte que j'ai énormément évolué, en différents points. Il y a certaines tenues que je ne remettrai pas, qui étaient destinées à l'expérimentation. Je peux donc constater que mes goûts ont changés, et je ne pensais pas que bloguer pouvait permettre d'avoir un regard nouveau sur soi, faire son auto-critique et ainsi parfaire sa personnalité.

Le plus incroyable, c'est encore ce que le blog m'a apporté sur le plan humain. Internet, bien qu'étant quelque chose de totalement impalpable et inventé de toute pièce, a cet étrange pouvoir de créer des liens entre des individus qui jamais ne se seraient croisés. En partageant ce qui me plaisait, j'ai appris plus encore en retour. C'est pour ça que je ne comprend pas les blogueurs qui ne répondent jamais aux commentaires; certes ça prend du temps, mais j'ai fais des rencontres vraiment intéressante par le seul fait d'entamer une conversation avec de parfaits inconnus (qui le sont d'ailleurs moins et que je remercie de tout cœur pour leurs gentils mots !)
L'air de rien, on devient vite dépendant : on s'intègre dans une micro-communauté, une sorte de havre coupé du monde réel où l'on est à l'affût des dernières nouvelles de ces gens que l'on suit, qu'on a l'impression de connaître un peu et qui pourtant vivent à des centaines, voir des milliers de kilomètres de chez nous. C'est comme correspondre avec l'inconnu; le blog est une carte postale que l'on écrit et que l'on envoie à qui voudra bien la lire.

On pourrait appeler les blogueurs des "inspirants-inspirés". En permanence à la recherche de nouvelles idées, on s'inspire des autres en les inspirant par la même occasion. C'est une réaction en chaîne, et c'est ça qui est génial. Chacun peut contribuer, chacun peut apporter sa touche personnelle. J'avais peur, au début de mon blog, que ce soit trop tard pour le créer car je m'y prenais après la bataille : les blogs ont connus leurs apogée il y a quelques années, si bien que l'espace est maintenant saturé. Pourtant, on a jamais fini de créer, d'innover. La création est infinie, je ne pense pas que les blogs vont s'éteindre de sitôt. Et puis un blog c'est avant tout pour soi, un outil de développement personnel comme je l'ai dis.
J'espère donc continuer ainsi, continuer à apprendre grâce à vous, savoir faire la part des choses en acceptant la critique, en acceptant le changement. Continuer à expérimenter, voir ce qui peut être fait ou défait, changé ou immuable. Je pense n'être qu'au début de l'aventure, je ne pensais pas tenir aussi longtemps, en arriver là. J'aurai pu écrire ça pour le premier anniversaire du blog, mais pourquoi attendre lorsque l'on est inspiré dans la seconde même ? Il me reste encore tellement de choses à faire, tout ne fait que commencer.

Merci à vous d'être là, d'être vous !


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I've been chosen to be a March Style Icon on Chictopia !

I'm really flattered to reach this grade, I couln't imagine it would happen. Chictopia is a fashion community very inspiring where the fashionistas from all over the world are sharing their outfits. I've taken part of it without thinking I would have the chance to be noticed. That's sometimes hard to be confident in your looks when you are surrounded by people with a high sense of style.

Then I started to realise that these nine months of blogging given me a lot.
When I look at the first weeks or even the first months of my blog, I can notice how I have evolved in so many points. There are some outfits I wouldn't wear again, they were only for the experimentation. My tastes have changed, and I didn't know that blogging could help you to see you in a different way, make your auto-critic and improve your personnality.

The most incredible, it's what my blog have given me on the human level. Internet, though it's an impalpable invention, has this power to creates links between people who would never meet in real life. By sharing what I love, I've learned much more. That's why I don't understand bloggers who never reply to their comments; it takes time it's true, but I've met amazing people by the only fact I started a conversation with these perfect strangers (who are less strangers now, and I thank them for their lovely words !)
Without realising it, we can quickly become dependant : we take part of a community, a kind of haven far from the real world. We are waiting news from people we follow, we have the impression to know them a little bit, though they live hundreds or thousands kilometers far from us. It's being a pen pal with the unknown; the blog is a postcard you are writing for the person who will accept to read it.

We can call the bloggers "inspiring-inspired". We are seeking for new ideas, we are inspired by people and we inspire them in the same way. That's a chain reaction, and this is awesome. Everybody can contribute, give his personal touch. I was afraid, when I've started my blog, that it was to late to create it : blogs had their apogee some years ago, now the space is saturated. However, we never stop to create, to invent. Creation is never ending, I don't think that blogs would disappear soon. And a blog is for ourselves above all, a tool for our personal development.
I hope I'll continue in the same way, continue to learn thanks to you, and experimenting, see what can be done or undone, changed or unchanged. It's only the begining of the adventure, I didn't expect I would stay that long. I should have write this for the first birthday of my blog, but what should I wait if I'm inspired right now ? I still have so many things to do, everything is only starting.

Thank you for being such amazing people !





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Sunday, February 3, 2013

You’re only as old as you choose.


Il m'arrive de me dire que je suis déjà vieille.

Et puis mon père me rit au nez. "Ah, moi, si j'avais 21 ans !" me dit-il. C'est vrai. Il a beaucoup voyager lui. Et je devrais aussi. Car, bizarrement, pour moi l'unique moyen de profiter de sa jeunesse, c'est de la comblée par les voyages. Je ne vois pas trop d'autre solution; je ne suis pas faite pour les études et j'ai toujours la tête ailleurs, quelque part entre les nuages et les étoiles. Oui, les voyages forment la jeunesse. J'ai un tel besoin d'apprendre.

Vingt-et-un an, c'est assez vieux et assez jeune à la fois. Je crois que je n'aimerai pas avoir plus; en fait je balise à l'idée d'arriver vers 30 ans. J'ai de la marge d'accord, mais les années sont comme des fusées.
C'est bête, des personnes plus âgées que moi doivent sans doute me lire et également rire de moi ! Qu'est-ce qui fait qu'on a peur de vieillir ? La peur de passer à côté de quelque chose, la peur de se réveiller et de se dire : "Qu'ai-je fais pendant tout ce temps ?"

Mais comme dirait la chanson de Vandaveer : "You're only as old as you choose". L'âge n'est qu'un nombre, les nombres sont l'invention des Hommes, comme les dates et les années. Les membres des tribus hors du temps ne savent pas leur âge, ils ne le calculent pas. Ils ont bien raison; l'important est ce que nous sommes, ce que nous avons appris et accomplis, peu importe le nombre d'années qu'il a fallu. Vivons comme une coccinelle, au gré des jours et des saisons, sans se poser de questions.

Accordez-vous beaucoup d'importance au temps ?


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Sometimes I feel I am already old.

Then my father is laughing at me. "Ah, I wish I was 21 !" he said. It's true. He traveled a lot. I should do so. Strangely, from my point of view, the only way to enjoy our youth is to fill it with travels. I don't see other solution; I'm not into studies, my spirit is always somewhere else, between clouds and stars. Travel shapes youth. I have a strong need to learn.

Twenty-one years old, it's old enough and young enough. I think I don't want to be older; in fact I'm terrified about reach the thirty. I have time, I know, but years pass as fast as the light speed.
People older than me might read this and laugh at me also ! Why are we afraid about growing old ? Is it the fear to miss something, have regret and think : "What have I done all this time ?"

But as the Vandaveer's song says : "You're only as old as you choose". Age is only a number, numbers are a human invention, as dates and years. Members in tribes out of time don't know their ages. They are right; why it should matter ? The most important it is what we are, what we have learnt and accomplished, doesn't matter how long it took. We should live as a ladybird, according to the days and seasons, without thinking too much.

Do you care a lot about time ?





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Friday, February 1, 2013

L'écrit vain.


J'essaie d'écrire un livre.
Je me suis dis que c'était une de ces choses que je devais tenter. En fait c'est un de mes désir secret, de pouvoir écrire des histoires, divertir et faire rêver, pouvoir faire s'évader l'esprit des lecteurs. Je n'aurai jamais l'étoffe d'un Maupassant, d'un Zola, d'un Dostoïevski, ma prose ne pourra pas être aussi détaillée, sculptée, parfaite. Mais, c'est sans doute en tenant un crayon, en laissant l'encre nourrir le papier, en persévérant, en se forçant à le faire cracher des lignes et des mots que le style se forme et s'améliore.
C'est en parti pour ça que j'ai voulu faire un blog, pour pouvoir écrire. Certes, j'écris parfois dans mon journal, mais jamais régulièrement, seulement quand l'inspiration, cette lumière dorée, vient éclairer mon âme. Le blog est comme un bourreau pour qui j'aurai développé le syndrome de Stockholm. De force, il me dit de me mettre au travail, me pose des contraintes, m'incite à l'invention, à la création, à la recherche. Au final c'est un bourreau de cœur, car il m'oblige à faire ce que j'aime.
C'est comme le dessin : j'ai arrêter de dessiner pendant plus d'un an. Vous savez, les personnes ayant un tant soit peu l'esprit créatif peuvent développer cette espèce de gangrène qui ronge la confiance en soi. L'origine de cette infection est due à la comparaison : regarder le travail d'autres artistes peut être un bon moyen pour se motiver et se mettre à créer. Seulement, il arrive aussi que ce simple fait de s'inspirer devienne maladif, une attaque au lance-pierre ciblée sur le moral. À force de se comparer, d'essayer de faire et de constater que nos mains ne reproduisent pas l'image qui habite l'esprit, l'insatisfaction survient, puis la colère, puis le fatalisme : "je n'y arrive pas, je n'ai pas de talent, j'abandonne". Et là réside l'erreur, car en abandonnant on ne peut plus s'améliorer. Il faut toujours faire, se forcer, se faire violence. Être son propre bourreau.
J'ai décidé de me remettre un peu au dessin, et de poster de temps à autre ce que je fais. Dans les premiers mois de mon blog, j'écrivais beaucoup sur mon humeur, sur mes songes. J'ai quelque peu arrêté, me disant que moi-même je n'aimerai pas lire quelqu'un qui, la plupart de temps, à l'âme remplie de spleen. Nous préférons toujours les gens joyeux. Mes dessins serviront à exprimer mon sentiment du jour. Celui d'aujourd'hui, je l'ai fais hier avant d'aller au lit. J'ai hésité à le poster car il n'est pas finit (je ne fini jamais mes dessins) mais sont regard abattu me plaisait bien.
Et puis, un jour peut-être, en voyant mes dessins, quelqu'un dira : "Noé, tes dessins sont d'une telle beauté, mon Dieu, un Rembrandt au féminin ! Je t'engage tout de suite !". Ah, laissez-moi rêver !
Qu'est-ce qui vous motive et vous aide à aller de l'avant ?

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I try to write a book.
I thought it was something I should do. It's one of my secret desire, to write stories, make the people dreaming and let escape their spirits. I will never have the talent of a Maupassant, Zola or Dostoïevski, my prose won't be that detailed, sculpted, perfect. But if I hold a pencil, let the ink feed the paper, and force it to spit words and lines, maybe I can progress.
That's mostly why I wanted to to start a blog : I wanted to write. I write sometimes in my diary, but only when the light of the inspiration light up my mind. My blog is like a torturer for whom I've developed the Stockholm Syndrom. It forces me to work, be creative, effective, inventive, always make research, always think. That's a torturer for my well-being, because it obliged me to do what I like.
It's like drawing : I've stop to draw for more than 1 year now. You know, people who are a bit creative can develop this kind of gangrene which devore the self-confidence. The origin of this infection comes from the comparaison : be inspired by the work of other artists can be a good way to have motivation and start to create. However, it might happen that this simple fact become a disease, an attack targeted on the morale. If we compare ourselves too much to other people, and we try to create something but we realised that our hands are not able to reproduce the image settled in our spirit, we get unsatisfied, angry, and fatalistic : "I have no talent, I abandon". Here is the big mistake, because if we abandoned, we can't be better. We always have to force ourselves, be a bit violent, like our own torturer.
I decided to start to draw again, and post time to time what I do. In the first months of my blog, I spoke a lot about my moods. I've kind of stopped, thinking that I wouldn't like to read someone who's complaining. People prefers happy people. My drawings will be use to express my mood, what I won't write. This one, I draw it before going to bed yesterday. I hesitated to post it, because it's not finished (I never completely finish my drawings anyway) but his sad glance touched me.
And maybe oneday someone will say : "Noé, your drawings are totally amazing, so beautiful, my God, you're a Rembrandt but in girl ! I hire you right now !" Ah, let me dreaming !
What is this thing which keeps you doing ?


Wednesday, January 16, 2013

Vintage Red.



Robin des Bois des temps modernes.
Cette cape n'est pas une simple cape; non, elle est bien plus. Elle est magique. Elle renferme sur elle, en plus de cette odeur de fauve greffée dans sa chair, l'incroyable secret pour pouvoir passer un hiver chaud et serein.
Ni même le vent glacial de Sibérie ne pourrait passer au travers. Elle me sauva la mise lors de ce terrible hiver en Roumanie par -20°c, et même dans les montagnes enneigées de Pologne, là où les moindres pleurs se seraient transformés en chute de cristaux.
Non, ce n'est pas de la vraie fourrure; jamais, par pitié ! Non, l'odeur de fauve doit venir d'ailleurs. Elle est très vieille, cette cape, c'est pour ça. Je ne sais pas si ses anciens propriétaire l'on déjà lavée; parce que, moi, non.
En tout cas je n'ai jamais été aussi matinale pour prendre des photos. Le soleil se lève toujours sur la Loire, il fait toujours beau le matin. Puis les cumulus déboulent, eux qui sont jaloux de cette lumière dorée qui émane de l'astre merveilleux, eux qui sont si gris et chargés en spleen. Les voilà prenant d'assaut le soleil, nous privant de ses bienfaits. Personne n'est jamais là, le matin. Pas de voisin, pas de badauds, seulement des bateaux.
Récemment, Mercredie m'a désignée dans son article sur les 11 questions à poser aux blogueuses. J'ai donc répondu à son invitation en acceptant de me prêter au jeu; vous trouverez mes réponses ici !
Quel est votre secret pour survivre au froid hivernale ?

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The modern Robin Hood.
This cape is not a simple cape; no, it's more than this. It's a magical cape. It's keeping, in addition to this wild smell coming from its flesh, the incredible secret to spend warm and cozy winters.
Even the cold Siberian wind couldn't pierce it. This cape saved me from this terrible Romanian winter by -20°c, and from the Polish mountains where the tiniest crying would be transformed into crystal falls.
No, it's not true fur; never ! No, the wild smell should come from something else. It's an old cape, that's why. I don't know if the previous owner washed it; because I didn't.
I've never been that early to take pictures. The sun always arises above the Loire, the sky is always clear the morning. Then the clouds come, grey and full of melancholy. They capture the sun and prive us from its benefaction. Nobody is here the morning; no neighbours, only boats.
What is your secret to survive during cold winters ?


Cape : Etsy (Closet Case Vintage) / Velvet wine skirt : Romwe / Shirt : Thrifted

Thursday, January 3, 2013

L'Humanité a un an de plus.


On remet les compteurs à zéro.
Au fond, pourquoi toujours attendre le 1er janvier pour se donner des objectifs ? L'invention des bonnes résolutions à été mise en place par un procrastinateur.
Donc, je n'ai encore rien décidé. Je prie simplement pour que les Muses me redonne la motivation, la volonté et la créativité nécessaire pour avancer, trouver un projet et en somme, m'aider à construire un peu mon chemin. Rien d'évident, mais j'ai bon espoir.
Je me souviens, lorsque l'on est passé de l'an 1999 à l'an 2000, j'avais pleuré parce que rien n'avait changé. Mes frères s'étaient moqués de moi. Pourtant ça me fait rire en y repensant, je trouve ça touchant. Il ne faut pas attendre un évènement pour que les choses changent... je le sais bien pourtant. Et pourtant, j'ai toujours cette part de candeur et de naïveté qui m'habite; je crois aux miracles. Cette croyance est un poison qui m'écarte de la réalité. C'est beau de parler des muses ou de tout être imaginaire qui serait là pour veiller sur nous et notre réussite. C'est poétique et ça nous conforte en certains points, mais rien ne dépend d'eux. Tout est en nous. Il faut puiser et utiliser cette force invisible.
Le 1er janvier, jour de décuve internationale, geekeries entre amis, les escargots sont de sortie dans leur carapace de coton blanc, une aspirine effervescente sur leur table de chevet.
Je n'ai pas été "au taquet", mais tant qu'on est en janvier, ça marche. Je vous souhaite une bonne et heureuse année, pleine de projets, d'idées, de réussites, de santé, d'amour et d'eau fraîche. Je remercie les personnes qui me suivent; vous êtes géniales, et vous me motivez à avancer. J'espère toujours vous satisfaire en 2013 : ça va être ça, ma résolution.
Et vous, quelles sont les votres ?

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Tic toc, it's a new time, a new year.
Why should we wait until the 1st of January to decide what are our new objectives ? The invention of the good resolutions must be invented by a procrastinater.
I haven't decided something yet. I'm only praying for the Muses to give me enough creativity, motivation and willpower to find a project and help me to construct my way. Nothing is simple, but I have hope.
I remember, when we turned from 1999 to 2000, I cried because nothing has changed. My brothers laughed at me. Now it makes me smiling when I'm thinking about it, that was cute. I shouldn't wait for an event to change something... I know it. However, I still have this ingenuousness and naivety inside of me; I believe in miracles. This belief is a poison, it keeps me far from reality. It's poetic to speak about Muses or other imaginative ones who have an eye on us and take care of our success and destiny. But nothing depends on them. Everything is inside us. We have to find the invisible strenght.
The 1st of January, international hangover, snails are dressed with their white cotton blanket, a glass of water with an aspirin on the bedside table.
I wish you a happy new year, full of projects, ideas, success, health, peace and love. Thank you for all the people that are following me; you're simply amazing, and you give me motivation to keep going. I hope I'll satisfy you in 2013; that will be my resolution.
And you, what are you objectives ?


Thursday, December 27, 2012

I'll gamble away my time.



Il y a bien longtemps que je voulais détenir un Dostoïevski.
Mon frère bien-aimé a réaliser mon souhait en m'offrant cette merveilleuse édition de Crime & Châtiment. Je suis pressée de l'entamer ! J'ai déjà trois livres en cours de lecture, mais qu'importe.
La Loire monte, déborde même, cette année nous allons être inondés. J'adore encore plus cette période de l'année, lorsque l'eau engloutit les chemins et les pavés qui se noient dans ces profondeurs gris-bleues.
Je me souviens quand j'étais petite, il y avait souvent des crues. C'était alors toute une histoire; les grandes aventures en bottes de caoutchouc pouvaient commencer. On avait de l'eau jusqu'aux mollets, on était heureux de pouvoir barboter dans cette eau glaciale et terreuse. Les petits plaisirs inexpliqués de l'enfance. C'était comme si nous affrontions les éléments; nous éprouvions cette espèce de joie de marcher dans cet immense fleuve dont nous ne mesurions pas le danger. Un défi que nous lui lancions de part notre taille infime, juste pour prouver "qu'on pouvait le faire".
J'espère d'ailleurs que vous avez passé un très bon Noël !
Bizarrement pour ma part, cette année ce n'était pas comme avant. Personne n'avait décoré sa maison, personne n'avait installé les légendaires décorations aux lampadaires de ma rue, et ma maison n'a pas abrité de sapin.
Croyez-vous que Noël a toujours la même importance qu'avant ?

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* La chanson est de Beirut, qui est de loin mon groupe préféré. Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas mis une de leur chanson avant; je pourrais toutes les écouter sans jamais m'en lasser. Il y a des chansons qui ne cesse de nous suivre et qui, à elles seules, transforment une situation simple en un moment d'exception.

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It's been a while I wanted to own a Dostoïevski.
My beloved brother made my dream come true by offering me this beautiful edition of Crime & Punishment. I'm hurry to start to read it ! I'm currently reading three books, but one more would not be too much.
The Loire is overflowing, this year we will have an inundation. I love this period even more when the water eat the paths and the pavement which disappear in those blue-grey depths.
I remember when I was a child, there were floods really often. With our incredible imagination, it became a fantastic adventure in rubber boots. Water was on our mid-calf we were happy to play in this cold and muddy water. Strange pleasures of the youth. It was like we were fighting against this huge river, without conscious of the danger. We only wanted to prove that "we could do it".
I hope you had nice Christmas holidays !
Strangely for me, this Christmas was not like the past ones; nobody decorates his house, nobody put those famous christmas lights on the street lamps, and my house didn't host a Christmas tree.
Do you think that Christmas is still important to people ?

______

* The song is from one of my favourite band, Beirut. I wonder why I haven't put one of them song before; I could listen to it without being bored. There are some songs that never stop to follow you; this moment when you’re in a simple situation which turns exeptional because you hear “your song”.


Sweater : Thrift store / Black skirt : H&M / Shoes : Topshop / Backpack : Mom's / Beret : My cousin's

Thursday, December 20, 2012

Le temps, les fêtes.



Dire que l'on a pas de temps, c'est se mentir à soi-même.
On a toujours du temps, pour tout, il suffit d'être organisé. Ça aurait été trop simple de dire je n'ai pas eu le temps de bloguer. J'ai eu du temps que je n'ai pas saisi. Procrastination ? Sans doute. Flemme ? Partiellement. Le temps, il suffit de le dompter, il y en a toujours en quantité infinie.
L'excuse des fêtes de Noël et tout ça, ça ne marche pas non plus. Le sapin n'est toujours pas installé, les cadeaux ne sont pas achetés; la magie de Noël flotte seulement dans les rues de la ville, timidement. Le carrousel fait danser les chevaux, les chalets rouges et bleus offrent à nos yeux le plaisir des nougats et sucreries d'hiver, et tout, dans ces décorations et bâtiments lumineux, nous rappellent que oui, c'est bientôt Noël.


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To say that we don't have time, it's to lie to ourselves.
We always have time, for everything, we only need to be organized. The time has to be tamed, because there is an infinite quantity.
I still don't have a christmas tree, and I have to buy gifts for my family. The magic of Christmas only floats in the streets. The carousel makes the horses dancing, the red and blue chalets sell nougat and christmas candies, and everything around - those lights, those decorations - remind us that yes, Christmas is here.




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