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Monday, December 23, 2013

Je ne veux pas sortir.



Tout était calme.
On pouvait percevoir le vent dehors, l'entendre faire rugir les arbres dont les branches s’emmêlaient. Je ne voulais pas sortir. Les lourds nuages gris ne laissaient passer aucune lumière. On sentait là les prémices des journées d'hiver, la fin du doux automne aux lumières ocres.
C'est culpabilisant, de ne rien faire. Alors, plutôt que de rester emmitouflée dans ma robe de chambre, j'ai préféré dégainer mon appareil photo et expérimenter un shooting en intérieur. Je me blâme toujours lorsque je ne me sers pas de mon temps libre pour faire des loisirs créatifs, j'essaye alors de me forcer un peu.
Ce gros pull à col roulé appartenait à ma maman. C'est assez curieux qu'au fil du temps, je constate qu'une bonne partie de ma garde-robe se compose d'affaires qui lui ont appartenu. J'étais pourtant la première, dans ma période de pré-adolescence, à trouver ses vêtements ringards. Et maintenant, je passe mon temps à fouiller dans ses vieux cartons pour dénicher des trésors. C'est là qu'on se rend compte que la mode arrive à façonner nos goûts; comme elle est cyclique, il suffit que les codes d'une décennie reviennent en force pour qu'on se mette à aimer une chose que l'on a longtemps critiqué. Tout est une question d'accoutumance; je déteste les cols roulés, puis j'en vois partout, alors j'adore ça. C'est applicable à n'importe quel domaine, on s'habitue à tout.
Quel est le vêtement du "passé" que vous avez détesté, mais que vous aimez actuellement ?

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Everything was so quiet.
We could have perceived the wind blowing outside, shaking the trees whose branches got tangled up. I didn't want to go out. The dark and heavy clouds didn't let a path for the light to shine. We could feel the beginnings of the wintry days, the end of the mild autumn and its golden lights.
I feel guilty when I'm not doing anything. So, instead of staying wrapped-up warmly in my housecoat, I prefered to pull out my camera and experiment an indoor shooting. I always blame myself when I'm not using my freetime for creative leisure, so I try to force myself a little bit.
That chunky turtle neck sweater was owned by my mom. It is curious to note that over the time, a substantial proportion of my wardrobe is composed of garments that have belong to her. However, I was the first one, in my pre-teen period, to find her clothes hasbeen. Now, I spend my time to search in her old cardboards to find gems. Fashion shapes our tastes; as it's cyclical, when the codes of one decade make a strong comeback, you tend to love what you criticized. Everything is about habituation; I hate turtle necks, then I see them everywhere, so I like that. It's applicable in every sphere, we can be accustomed to everything.
Which garment from the "past" have you hated but that you currently love ?


Sweater : Second Hand (Mom's) / Hat : Second Hand / Socks : Noz'

Thursday, August 29, 2013

Nothing left to hide.



J'ai besoin de simplicité.
Lorsque je regarde en arrière et observe mes premiers looks, je constate Ô combien les choses ont changées. Avant, j'avais ce besoin de créativité, de presque en faire des tonnes, des tenues travaillées dans le détail, avec une originalité telle qu'au final, je n'étais même plus à l'aise. Je me cherchais. Il fallait que je m'exprime.
Maintenant, je ne sais pas si c'est à cause de la chaleur qui nous pousse à adopter un certain minimalisme, ou si je n'arrive plus à faire preuve de créativité, ou même si j'ai mûri dans ma manière de m'habiller, mais j'ai besoin de confort avant tout, et de simplicité. On oublie qu'il faut adapter le corps aux vêtements, et non les vêtements au corps. On a tendance à se surcharger et s'emballer dans du joli papier cadeau superflu. Juste pour l'apparence, juste pour faire joli. Ainsi l'inconfort semble normal, on s'y habitue, on l'oubli. Mais il est là, malgré tout. On ne le voit pas, lui.
Je suis d'ailleurs en train de faire un tri énorme dans mon dressing. Je ne garde que mes pièces favorites, chinées pour la plupart. J'ai vendu le reste; les chaussures aux talons trop hauts qui me scient les pieds, les habits trop synthétiques qui démangent. J'ai fais mon dernier shopping chez Emmaüs. Le dernier des dernier - avant très longtemps, du moins; j'ai décidé d'épurer, de faire le point, et de me contenter de ce que j'ai. Parce que j'en ai déjà pas mal et que je n'ai absolument plus besoin de me renouveler, puisque je pense avoir finalement trouvé le style qu'il me faut.
Êtes-vous toujours à la recherche de votre style ?

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I need simplicity.
When I look back up to my first outfits, I notice how much things have changed. Before, I had the huge need to show creative looks, made with details and originality, and that was a way too much. I didn't feel so comfortable in what I wore. I was searching my own style and I needed to express myself.
Today, I don't know if it's because of the heat which forces us to adopt a certain minimalism, or if I loose all my sense for being creative, or even if I grew up and became more mature in my way to dress up, but I need comfort before all, and simplicity. We forget that we have to adapt our body to the clothes, and not the clothes to our body. We tend to overload ourselves and to wrap up in a superfluous gift wrap. Only for the appearance, only to look pretty. Then the discomfort become normal, we got used, we forgot about it. But it's still here. We don't see it.
I'm clearing up my wardrobe. I only keep my favourite pieces, mostly thrifted. I sold the rest; the shoes with too high heels which hurt my feet, the clothes too synthetic which itch. I made my last shopping in Emmaüs. The last one - before a while, at least; I've decided now to be content with what I have, because I have enough and I don't need to renew my style. Finally, I think I've found the style I want to have.
Are you still looking for your own style ?

Friday, July 26, 2013

Moondance.


"Filled your glass with gin, filled your heart with pride"
J'ai une préférence pour les vêtements de seconde main.
Cependant, j'avoue avoir un penchant pour les labels indépendant, ces petites marques et leur personnalité unique comme The Orphan's Arms, The White Pepper ou Sister Jane. J'admire leur travail, bien que les moyens me manquent pour m'offrir leurs créations. Pourtant, lorsque j'ai vu ce magnifique pullover en solde chez The Orphan's Arms, je n'ai pas résisté. Moondance. Je ne pouvais ni résister à cette appellation, ni à ce motif d'inspiration moyenâgeuse, ressemblant quelque peu à la basilique de Basile le Bienheureux.
Ça faisait plusieurs mois, voir années, que je rêvais de porter un de leurs pulls. Je trouve les design superbes.
Je me remet doucement au dessin, en forçant ma créativité à jaillir. Je recherche aussi quelques livres à dévorer, des suggestions ? Vous avez aussi des boutiques indépendantes favorites à partager ?

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I have a preference for second hand clothes.
However, I must admit I love indie boutiques, those little brands with a unique personnality, such as The Orphan's Arms, The White Pepper or Sister Jane. I admire their work, even though I can't afford their creations. But I couldn't resist when I saw this wonderful pullover in The Oprhan's Arms sales section. Moondance. I couldn't resist to the name, nor the medieval inspired print, reminding me somehow the Saint Basil's cathedrale.
It's been months, maybe years that I dreamed about wearing a garnement by The Oprhan's Arms. I find their designs amazing.
I try to continue to draw a little bit, and to force my creativity to explode. I'm also looking for new books to nourish my mind, any suggestions ? And you, do you have favourite indie brands to share ?


Pullover : The Orphan's Arms.




Monday, May 6, 2013

La Nausée.


"Pour que l’événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu'on se mette à le raconter" - Jean-Paul Sartre.
Des jours comme ça, à rester sous la couette.
On croit s'en débarrasser, et puis ça revient, soudainement, sans crier gare; la Nausée. La seule utilité de cette chose qui vous rend morne et apathique, aussi mouvant qu'une limace, c'est la façon qu'elle a de vous faire recracher votre créativité.
J'ai donc pu passer ma semaine à dessiner sous la couette, tout en écoutant nombres de chansons profondément mélancoliques, puis finir par constater que le ciel était toujours gris et que cela faisait deux jours que j'étais en pyjama.
Néanmoins, le brouillard finit toujours par se dissiper. Le soleil est un thérapeute, et sa seule présence me donne envie de m'aventurer dans cette nature radieuse, appareil photo en main pour en capturer la beauté. J'aurais envie, si mes talents me le permettais, de me mettre à jouer de l'accordéon en regardant au loin, éblouie par le soleil, les pêcheurs immobiles tels des statues en bottes de caoutchouc attendant en vain le poisson tant convoité.
À vrai dire j'essaie tant bien que mal de jouer de l'accordéon : celui que j'ai acheté pour 20 euros en Roumanie est certes très esthétique, mais j'ai réaliser après coup que c'était un accordéon pour enfants. Et qu'il sonne très mal. Alors même en m’entraînant dessus, difficile de progresser ! C'est pourtant tellement magnifique l'accordéon : cet air doux et nostalgique qui nous rappel le passé, le Paris bohème ou en fête au son des bals musette. Ah, qu'est-ce que j'aimerais en jouer !
Quelles sont vos occupations lors des mauvais jours ? Et vous jouez d'un instrument ? Quel est celui qui vous plait le plus ?

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There are those days worth to spend under the blanket.
You think you went through it, but it came back, suddenly; Nausea. The only use of this thing which makes you dull and apathetic, as alive as a slug, it's the way it allows you to spit out your creativity.
I spent my last week to draw under my blanket, listening to loads of melancholic songs, then realise that the sky was still and grey and I stayed in pyjama for two days.
However, fog always fades away. Sun is a therapist, and its only presence makes me want to have a walk in this radiant nature, with a camera in my hand to catch its beauty. I would like, if my comptecences were higher, to play accordion and observe, dazzled by the sun, the immovable fishermen as statues in rubber boots waiting for the coveted fish.
Actually I'm trying to learn accordion : the one I've bought for 20 euros in Romania is very beautiful, but I realised then it was a accordion for children. And its sound is terrible. So, even if I practice on it, it's hard to progress ! The accordion is a fantastic instrument : its soft and nostalgic sound which reminds us the past, Paris bohème full of artists in the early 20th century. Ah, if only I could play some nice songs !
How do you fill the time during the "bad mood day" ? And do you play an instrument ? Which one do you prefer ?

Friday, March 29, 2013

À l'ouest, rien de nouveau.


Rien de nouveau sous la pluie.

En apparence du moins, puisqu'il n'y a rien dans cette tenue qui n'a pas déjà été présenté sur ce blog. En fait je n'ai pas tant de vêtements que ça, et je me rend désormais compte que je vais devoir grandement innover et faire preuve d'une créativité monstre pour essayer de vous montrer quelque chose de "nouveau".
Néanmoins, sous cette surface de "déjà-vu" s'abrite mon état grippal qui m'a pourri ma semaine, et qui n'est surement pas atténué par mon affreuse couleur de cheveux "œuf au lait" qui m'a, aussi, pourrie ma semaine (et mes cheveux, cela va sans dire). Parce que, voilà, j'ai décidé de faire une décoloration plus poussée que d'habitude, et après cette vision d'horreur de mes cheveux façon capsule de Kinder Surprise, j'ai appliqué du shampoing violet qui a en parti neutralisé le jaune, mais pas totalement non plus. Bref, je me sens un peu comme Spike dans Buffy contre les vampires, peut-être que de la même manière que lui je ne vais sortir que la nuit. La nuit doit aussi pouvoir neutraliser le jaune. Visuellement. Ah. Que faire ?

J'étais à Paris vendredi. J'ai passé un entretien pour faire un stage de trois mois là-bas, ce qui était une des causes de mon "euphorie", mais, comme je l'ai dis, on tombe vite des nues et je n'ai pas les bonnes "conditions" pour prétendre à un stage, administrativement parlant. C'est vrai, la vie utopique n'existe que dans les tréfonds de mon esprit : dans la réalité, il faut toujours rentrer dans des cases. Enfin, j'ai pu visiter deux musées, ne pas me perdre dans le métro et déguster un thé vert à trois euros cinquante dans un beau café mauve, tenue par une serveuse plus ou moins hystérique.

Vous renouvelez souvent votre garde-robe ? Si non, ça vous arrive de ne plus savoir quoi inventer pour sembler vous habiller différemment ? Ah, et des désastres capillaires, vous en avez eu ?



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PS : N'oubliez pas, il ne reste que deux jours pour participer au concours Firmoo ! Ne perdez pas votre chance de gagner !


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Nothing new under the rain.

Each item of this outfit has been already seen on the blog. In fact, I don't have so many of clothes, and I now realise that I will have to seriously innovate and be so creative to try to show you "new things".
However, under this "deja-vu" outfit, there is my flu that ruined my week, a week ruined also because of this awful "milky egg" color in my hair. I wanted to have really lighter hair, a very pale blond, but first it turns as a Kinder Surprise capsule, so I used a purple shampoo but my hair stayed kind of yellowish white. I feel I look like Spike in Buffy the Vampire Slayer, maybe I should only go out at night as he does. Night might remove yellow. Visually. Ah. What should I do ?

I was in Paris on friday. I went there for an internship interview, that was one of the reason of my "euphoria", but, as I said, you can quickly be disapointed and I don't have have the permission to work as an intern, because of administrative stuff and papers. I often forget that utopian life only exists in the depth of my mind. In reality, you have to enter in the cases. But that's okay, I visited two museums, I didn't get lost in the subway, I took a green tea for 3 euros 50 in a mauve café owned by a quite hysterical waitress.

Do you often renew your wardrobe ? If not, does it happen to you to have big lacks of ideas for not dressing in the same way everyday ? Ah, and hair disasters, did it already happen to you ?



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NB : Don't forget, there are only two days left to enter in the Firmoo's giveaway ! Don't miss your chance to win !


Thursday, March 21, 2013

Euphoria.



Photo en contradiction avec le titre et le récit, je vous l'accorde. J'aime les contrastes.

Il y a de ces périodes d'euphorie.
Euphorie des départs prochains, des rencontres, des retrouvailles, des coïncidences, des opportunités qui fusent et qui amènent leur lot de surprises et de joies. J'espère juste, de toutes les forces qui me sont données, que ce qui se passe en ce moment va aboutir. On a vite fait de tomber des nues lorsque des projets, des souhaits, des rêves tombent à l'eau.
Je laisse planer le mystère jusque là, et je vous tiendrai informés de ces choses lorsqu'elles seront définitivement prêtes d'arriver. On dit qu'il faut toujours garder la tête froide et ne jamais se précipiter.
Dans un tout autre contexte, j'ai récemment participer au concours d'illustration de Motel Rocks. J'ai pu découvrir que des âmes d'artistes viennent s'échouer sur ce blog, des personnes très talentueuse, alors j'ai pensé que c'était une bonne occasion de parler de ce concours si vous êtes intéressés de faire valoir votre savoir-faire ! C'est dans ces cas-là que l'expression "l'important n'est pas de gagner, mais de participer" prend tout son sens : je n'ai pas la prétention de pouvoir gagner, mais je suis contente d'avoir pu arriver au bout de mes illustrations et proposer des dessins finis, chose assez nouvelle pour moi. C'est en faisant qu'on apprend (combien de fois cette phrase revient sur mon blog, ah !)
C'est grâce à cette euphorie accompagnée d'une valse paprika que j'ai envie non plus de marcher, mais de m'envoler. C'est peut-être ce qui me fait m'habiller en tenue si estivale, en "tiny" explorateur prêt à découvrir le monde. Il y a juste de ces périodes d'euphorie où tout semble possible, où la vie semble tendre un tapis de soie sous vos pieds, et alors vos pas sont comme bercés par une douce et paisible mélodie. La vie est ce que l'on en fait, un simple regard sur elle en change radicalement son aspect.

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The first picture is a contradiction with the title and the text of the article, I know. But I love contrasts !

Sometimes there are those moments of euphoria; departures, new meetings, reunions, coincidences and opportunities that stumble upon you, their arms loaded with nice suprises and happiness. The only thing I hope, it's that what happen now will succeed. We can quickly loose all our hopes when projects, wishes and dreams are falling through.
I let these sentences in their mystery without explanation, and I'll let you know when those things will happen for sure. We say that we always have to keep a cool head.
By the way, recently I entered in an illustration contest organized by Motel Rocks. I've discovered that some artistic souls run aground on this blog, very talented people, so I thought it was a good occasion to talk about this contest if you're interested to share your talent ! It's in this kind of situation that the expression "winning isn't the most important thing" makes sense : I don't have the pretention to think that I'll win, so the only fact that I've participated makes me happy, because I proved to myself that I can complete my drawings, and I never did it before. It's when we make that we learn (ah, I wonder how many times I wrote this sentence on my blog !)
It's thanks to this euphoria acompanied by a Paprika waltz that I don't want to walk but to fly. That's maybe why I dressed like a tiny explorer ready to discover the world. Sometimes there are those moments of euphoria when everything seems possible, when life stretch out a silky carpet at your feet, and your footsteps are cradled by a soft and peaceful melody. Life is only what we make with, a simple glance can radically change its aspect.

Friday, March 15, 2013

I'm a poor lonesome cowboy.



"Searching on the road to find the only love I know."

Avec la grisaille qui s'est abattue ces derniers jours, pas facile de trouver un coin de lumière pour faire des photos. Heureusement, ce bon vieux portail bleu me sauve la mise. On m'a déjà fait remarquer qu'il ressemblait à Tardis dans Docteur Who, ce qui m'a beaucoup fait rire : si j'avais une machine à remonter le temps dans mon jardin, je me garderai bien de la divulguer. Ah, j'en ferai des choses si je pouvais voyager dans le temps : j'irais philosopher avec Voltaire, j'aiderai les Aztèques et les Incas à écraser Cortez et Pizarro, j'irais voir à quoi ressemblais la Terre au temps des premiers Hommes, sans chemin ni maison.
C'est bizarre cette manière que nous avons de ne jamais être satisfaits de l'époque dans laquelle nous vivons. Bon, je parle peut-être d'une manière trop générale et à titre personnel, mais on a toujours tendance à penser que tout était mieux "avant". Pourtant, chaque époque a son lot de guerres, de crimes, de crises... Simplement, on retient mieux les bons souvenirs et on garde ce que le passé avait de meilleur, alors il nous semble beau. C'est comme lorsque l'on est dans une de ces situations catastrophiques ou stressantes qui, une fois que l'on y repense des mois ou des années après, nous fait rire et nous semble beaucoup moins grave.

J'avais acheté ce chapeau sur un marché aux puces à Cluj, en Roumanie. Il y avait un choix tellement immense de chapeaux, de magnifiques chapeaux Tyroliens à plumes. Je regrette d'en avoir pris un sans plumes, bien que j'en ai rajoutés après. Puis j'ai eu une mésaventure un jour de brocante : j'avais une magnifique plume de pintade qui ornait mon chapeau, et un clochard saoul à 10h le matin est venu me parler en commençant un long discours sur cette fameuse plume, me demandant où en trouver de pareilles, me rabattant qu'il en voulait une de faisan doré, et j'ai eu bien des peines à me débarrasser de lui. Lorsque je suis rentrée chez moi, je me suis rendue compte que la plume en question n'était plus sur mon chapeau.


Si vous pouviez voyager dans le temps, où iriez-vous ?


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NB : Vous remarquerez que j'ai fais des photos chemise rentrée/chemise sortie, ne sachant pas ce qui rendait le mieux. Je reste dubitative !

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"Searching on the road to find the only love I know."

With this lack of sun for few days, that's not easy to find a place to take pictures. Luckily, this old blue portal is always shiny. Some people told me it looks like Tardis in Doctor Who, what I've found really funny : if I had a time machine in my garden, I'd keep it secret. I would do a lot of things if I could travel in different epochs : I would talk about philosophy with Voltaire, help the Aztecs and Incas to fight against Cortez and Pizarro, and see how the earth was at the time of the first Humans, without roads nor buildings.
That's strange this way we have to complain about the epoch we live in. Well, I speak in general and about my personal opinion, but we often think that things were better "before". However, each epoch has its wars, crimes, crisis... Merely we remember better the good memories and we keep the good things of the past, so we find it beautiful. It's like when after living catastrophic or stressful situations, we laugh about it and think that, in fact, it was not so awful.

I've bought this hat on a flea market in Cluj, in Romania. There was a huge choice of beautiful Tyrolean hats with feather. I regret I've taken one without feather, though I've added some afterward. Then I had a misadventure on a market day : I had a beautiful guineafowl's feather on my hat, and a drunk homeless started to speak with me about this feather. He asked me where I've found it, where he could find the same one, that he wanted a golden pheasant's feather, and it took me so much time to get away from him. When I went back home, the feather was not anymore on my hat.


If you could travel in the past, where would you go ?


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NB : You can notice that I took pictures "shirt in" and "shirt out", as I didn't know what was the best. I'm still in doubt.

Saturday, March 2, 2013

We could be lazy.


Il y a de ces journées où l'on ne fait rien, à un point qui dépasse l'entendement,
atteignant les cimes de l’indécence.
Je ne sais pas si c'est l'attente d'une réponses à tous ces CV que j'ai envoyés, le ciel d'un gris de plomb, l'impatience que le printemps revienne, ou tout simplement une flemme monumentale d'origine obscure, mais ces temps-ci, je me laisse bercer dans un cocon d'oisiveté. Ça fait du bien, parfois, de ne rien faire ! Bien qu'au final on fasse toujours quelque chose; ce que j'appelle ne rien faire, c'est ne pas être productif. Je ne suis pas productive quand je passe mes journées à jouer à Heroes of Might and Magic III, pas productive non plus lorsque je parcours la blogosphère ou quand je fais des recherches pour savoir si l'alimentation joue un rôle sur la croissance et le développement - je n'ai pas touché à un légume jusqu'à mes 19 ans, me nourrissant exclusivement de lait, de yaourts, de céréales, de viande et de produits trop sucrés ou trop salés. Je me demande donc si ça a pu me pénaliser. C'est assez étrange de constater le revirement de situation en deux années seulement, puisque mon alimentation est désormais uniquement végétale.
J'arrive quand même à lire, m'instruire et à dessiner* un peu, tout n'est donc pas perdu. La prochaine étape serait de sérieusement commencer ma petite boutique en ligne et apprendre à coudre ! Chose en cours de production, je vous ferais savoir quand tout sera vraiment mis en place, et vous serez aux première loges. Si vous ne pouvez pas attendre et que ce pull rayé vous plaît, je le vend ici et sur Etsy. Évidement je compte faire des efforts pour améliorer le site, les photos, tout ça.
Les journées à ne rien faire, c'est courant dans votre quotidien ? Ou vous préférez toujours être sur la brèche ?


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* En parlant de dessin, j'ai en ce moment une admiration presque idolâtre pour le travail de Dilka Bear. Son style est à mi-chemin entre glauque et mignon, c'est vraiment magnifique.
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Sometimes there are days of laziness, super-laziness, and I don't want to do anything.
I don't know if it's because I wait for answers from the numerous CVs I've sent, or because the sky is too grey and I want spring to come back, or because I'm simply lazy and I want to stay in this idle cocoon. Sometimes it's pleasant to do nothing ! Though finally we are always doing something; what I call doing nothing, it's being unproductive. I'm not productive when I spend my days playing to Heroes of Might and Magic III, not productive when I go from a blog to another nor when I make researches to know if alimentation has an impact on the growth - I haven't touched vegetables until I was 19, eating only milk, yoghourts, cereals, meat, too salty or to sugary products. I wonder if it penalized me. It is strange to notice that the situation has completely changed in two years, as I'm only eating green now.
Luckily I have enough motivation to read, to educate myself and to draw* a little bit; my situation is not totally desperate. The next step would be to start seriously my little online shop and learn how to sew ! I'm working on that, and I'll let you know when everything will be ready ! If you can't wait and you're interested by this striped sweater, I sell it here and on Etsy. Of course I'll make effort to improve the website and present better pictures. ;)
Generally, lazy days are common in your daily life ? Or do you prefer to be always busy ?


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* About drawing, these days I have a strong admiration and obsession for the artworks of Dilka Bear. Her style is a mix between cute and creepy, that's amazing.

Friday, February 1, 2013

L'écrit vain.


J'essaie d'écrire un livre.
Je me suis dis que c'était une de ces choses que je devais tenter. En fait c'est un de mes désir secret, de pouvoir écrire des histoires, divertir et faire rêver, pouvoir faire s'évader l'esprit des lecteurs. Je n'aurai jamais l'étoffe d'un Maupassant, d'un Zola, d'un Dostoïevski, ma prose ne pourra pas être aussi détaillée, sculptée, parfaite. Mais, c'est sans doute en tenant un crayon, en laissant l'encre nourrir le papier, en persévérant, en se forçant à le faire cracher des lignes et des mots que le style se forme et s'améliore.
C'est en parti pour ça que j'ai voulu faire un blog, pour pouvoir écrire. Certes, j'écris parfois dans mon journal, mais jamais régulièrement, seulement quand l'inspiration, cette lumière dorée, vient éclairer mon âme. Le blog est comme un bourreau pour qui j'aurai développé le syndrome de Stockholm. De force, il me dit de me mettre au travail, me pose des contraintes, m'incite à l'invention, à la création, à la recherche. Au final c'est un bourreau de cœur, car il m'oblige à faire ce que j'aime.
C'est comme le dessin : j'ai arrêter de dessiner pendant plus d'un an. Vous savez, les personnes ayant un tant soit peu l'esprit créatif peuvent développer cette espèce de gangrène qui ronge la confiance en soi. L'origine de cette infection est due à la comparaison : regarder le travail d'autres artistes peut être un bon moyen pour se motiver et se mettre à créer. Seulement, il arrive aussi que ce simple fait de s'inspirer devienne maladif, une attaque au lance-pierre ciblée sur le moral. À force de se comparer, d'essayer de faire et de constater que nos mains ne reproduisent pas l'image qui habite l'esprit, l'insatisfaction survient, puis la colère, puis le fatalisme : "je n'y arrive pas, je n'ai pas de talent, j'abandonne". Et là réside l'erreur, car en abandonnant on ne peut plus s'améliorer. Il faut toujours faire, se forcer, se faire violence. Être son propre bourreau.
J'ai décidé de me remettre un peu au dessin, et de poster de temps à autre ce que je fais. Dans les premiers mois de mon blog, j'écrivais beaucoup sur mon humeur, sur mes songes. J'ai quelque peu arrêté, me disant que moi-même je n'aimerai pas lire quelqu'un qui, la plupart de temps, à l'âme remplie de spleen. Nous préférons toujours les gens joyeux. Mes dessins serviront à exprimer mon sentiment du jour. Celui d'aujourd'hui, je l'ai fais hier avant d'aller au lit. J'ai hésité à le poster car il n'est pas finit (je ne fini jamais mes dessins) mais sont regard abattu me plaisait bien.
Et puis, un jour peut-être, en voyant mes dessins, quelqu'un dira : "Noé, tes dessins sont d'une telle beauté, mon Dieu, un Rembrandt au féminin ! Je t'engage tout de suite !". Ah, laissez-moi rêver !
Qu'est-ce qui vous motive et vous aide à aller de l'avant ?

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I try to write a book.
I thought it was something I should do. It's one of my secret desire, to write stories, make the people dreaming and let escape their spirits. I will never have the talent of a Maupassant, Zola or Dostoïevski, my prose won't be that detailed, sculpted, perfect. But if I hold a pencil, let the ink feed the paper, and force it to spit words and lines, maybe I can progress.
That's mostly why I wanted to to start a blog : I wanted to write. I write sometimes in my diary, but only when the light of the inspiration light up my mind. My blog is like a torturer for whom I've developed the Stockholm Syndrom. It forces me to work, be creative, effective, inventive, always make research, always think. That's a torturer for my well-being, because it obliged me to do what I like.
It's like drawing : I've stop to draw for more than 1 year now. You know, people who are a bit creative can develop this kind of gangrene which devore the self-confidence. The origin of this infection comes from the comparaison : be inspired by the work of other artists can be a good way to have motivation and start to create. However, it might happen that this simple fact become a disease, an attack targeted on the morale. If we compare ourselves too much to other people, and we try to create something but we realised that our hands are not able to reproduce the image settled in our spirit, we get unsatisfied, angry, and fatalistic : "I have no talent, I abandon". Here is the big mistake, because if we abandoned, we can't be better. We always have to force ourselves, be a bit violent, like our own torturer.
I decided to start to draw again, and post time to time what I do. In the first months of my blog, I spoke a lot about my moods. I've kind of stopped, thinking that I wouldn't like to read someone who's complaining. People prefers happy people. My drawings will be use to express my mood, what I won't write. This one, I draw it before going to bed yesterday. I hesitated to post it, because it's not finished (I never completely finish my drawings anyway) but his sad glance touched me.
And maybe oneday someone will say : "Noé, your drawings are totally amazing, so beautiful, my God, you're a Rembrandt but in girl ! I hire you right now !" Ah, let me dreaming !
What is this thing which keeps you doing ?


Saturday, November 17, 2012

Cheveux courts, longues idées.



Louise Brooks, une des pionnière de la coupe garçonne.


La majorité des femmes qui m'inspirent ont les cheveux courts.

Des icônes comme Jean Seberg, Twiggy et Agyness Deyn, aussi bien que des blogueuses comme Mind the Mustard, Grace Hunt et très récemment Lina Plioplyte *.



Mind The Mustard



Teenage Peanut


Monday, November 5, 2012

Comme un garçon nommé Harry.


Si Harry Potter portait des lunettes de soleil, elle seraient comme ça.

Toutes rondes. Mais je préfère dire qu'elle donne un côté John Lennon, car je préfère John Lennon à Harry Potter. Mais sont-ils comparables ?
De toute manière, je n'ai jamais lu les livres "Harry Potter" ni vu aucun film d'ailleurs. Et puis, le nom que 80's Purple a donné à cette paire de lunettes est bien associé à ce membre légendaire des Beatles.

J'ai eu une addiction à 80's Purple l'été dernier; leurs lunettes sont géniales et vraiment abordables !
Cependant, des trois paires que j'ai commandées sur ce site, je n'en met aucune. Alors je m'étais dis qu'il serait bien, même sous un si maigre soleil, de ressortir un peu du fond de ma boîte à lunettes (j'ai des boîtes pour tout; je suis boîtomane, je vous en reparlerai) cette paire originale.

J'ai beau regarder les images, mon avis reste inchangé : je ressemble à un vrai garçon avec ça sur mon nez.

Porter des lunettes de soleil en automne ou en hiver, vous en pensez quoi ?


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Like a boy called Harry.

If Harry Potter wore sunglasses, they would be like these ones. Small and round. But I prefer to say they give a "John Lennon aspect", because I prefer John Lennon than Harry Potter. But are they comparable ?
Anyway, I've never read "Harry Potter" nor watch the movie (haha, yep, what a shame !). The name 80's Purple gave to these sunglasses is associated to the legendary member of the Beatles.

I had an addiction to 80's Purple last summer; their sunglasses are awesome and cheap !
However, I bought three pairs and I never wear them. So I thought I would be nice, despite this weak sun, to take them from my glasses box (I have boxes for everything, I'm boxomane, I'll tell you later) and go outside with them.

I watch again and again these images and only one thing comes to my mind : I really look like a boy with this on my face.

What's your opinion about wearing sunglasses in autumn or winter ?


Monday, October 22, 2012

Peinture.


Ma première vraie toile est enfin terminée.

Je n'avais jamais vraiment pris le temps de peindre "sérieusement". Mon expérience en peinture se limitait à ce qu'on nous fait faire au collège (l'art plastique, ce cours merveilleux où fusaient les 19/20, ce qui compensait bien mes notes en mathématiques) et à ce que j'ai "appris" lors de mon année de fac à Rennes.
Pour tout vous dire, mon année de fac n'a servie qu'à me mettre en doute quant à mes "talents artistiques". Lorsqu'un ami a peint une bouse - pour ainsi dire - sur un coup d'énervement et que le prof s'est écrié "C'est formidable !", je me suis demandée si j'étais trop inculte pour comprendre l'art, ou si cette fac ne correspondait tout simplement pas à ce que j'attendais. Bref, c'est pour ça que je n'ai fais qu'une année.

Alors jusque ici je n'avais plus touché de pinceau. Et puis en passant dans un magasin de déco, j'ai vu des toiles en promo, et je me suis dis que ça serait sympa de faire quelques essais dessus. J'ai décidé de recopié à ma manière un auto-portrait de Van Gogh, que j'ai baptisé "Van Gogh Flower Bloom". J'ai peint des tournesols en fond pour faire référence à ces nombreuses toiles représentant ces fleurs solaires, et aussi pour faire le contraste avec son visage très pâle et presque maladif.


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My first canvas is finally done.

I never took the time to paint in a serious way. The only experiences I had in painting were the art course in secondary school (that was magical to receive 19/20 while my marks in mathematics were around 4/20) and my year at the univeristy in Rennes.
To be honest, I had big doubts about my "artistic skills" because of this year. One day, a friend of mine was upset and painted a kind of dung (it was supposed to be grass but well...). The teacher said "Oh, THAT'S amazing !" and was really admirative about it. I didn't know if I was too dumb to understand art, or if this university was really not what I expected. I stayed only one year anyway...

I didn't paint anymore for two years, until I found some cheap canvas and thought it would be nice to try to do something on. I've decided to make a cover of a self-portrait of Van Gogh. I called it "Van Gogh Flower Bloom." I've painted sunflowers in the background as a reference because it's a recurring flower in his works, and it makes a contrast with his pale and sick face.



Friday, October 5, 2012

Voyages.



Je regrette qu'être voyageur ne soit pas un métier.

Car ce serait sans doute le métier le plus beau et le plus enrichissant. Pourtant, chaque voyage, si enrichissant qu'il puisse être, me renvoie toujours à mon point de départ. Chaque médaille a un revers, et le revers du voyage, c'est le retour. Lorsque l'on voyage, qu'importe la vie qu'on laisse derrière soi, on vit la vie présente. Mais quand il s'agit de retourner chez soi, c'est comme une grande claque, un retour à la réalité et à notre condition d'être normal dépendant de la société dans laquelle il vit. Le rêve prend fin, du moins temporairement, car l'unique souhait qui se manifeste alors est de lui redonner vie.


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How nice it would be if being a wanderer was a job.

Because it would be the most beautiful and rewarding job. However, each travel, as rewarding as it is, sends me back to the departure point. Every coin has a back side, and the back side of travelling, it is coming back. When you travel, doesn't matter the life you left behind, you live your present life. But when the moment comes to go back home, it's a big slap, a return to the reality at your state of a normal person totally dependent of the society in which you live. The dream is ending, at least temporarily, because the only wish that came to the mind is to ressurect it.


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