"Un jour de neige, embaumé de lilas, jamais on ne le verra."
Qu'est-ce que ça peut faire ? Rien d'original, un article sur la neige. Et rien d'original de dire que ce n'est pas original : tout le monde fait la même chose, ô moutons que nous sommes ! Les Inuits, eux, en ferait-il toute une histoire ? Alors certes, il neige. Deux centimètres de cette pluie s'étant cristallisée bloquent à eux seuls la France entière. Dès lors, c'est la panique, les accidents même, et toute cette torpeur devient une excuse servant à bon nombre d'entre nous pour faillir à nos obligations : "Désolé je ne peux pas venir, il neige." Où vas t-on ? L'humanité serait-elle à ce point faible, finalement ? La neige, le fléau blanc. Un fléau que l'on aime autant que l'on déteste.
Chaque hiver, on voudrait qu'il neige : un désir d'enfant gravé dans l'inconscient collectif. Autant subir cette saison pour assister à cette merveille ! Quelle joie se dessine sur notre visage lorsque l'on ouvre nos volets et que l'on découvre une étendue de poudreuse, un paysage figé par le blanc, pur, froid, envoûtant. Mais cela ne dure pas; après l'exaltation, les édifices à en faire pâlir Rodin et les délicieuses tribulations dans cette crème fouettée de frimas, on voudrait qu'elle parte. "Va t-en ! Tu nous enquiquines, on ne peut plus marcher avec élégance lorsque tu tapis nos rues ! Chaque pas est un supplice, un parcours du combattant, un fear-factor où la peur de s'écrouler dans tes draps de glace nous hantent, nous empoisonnes ! Va t-en, et ne reviens plus !" Pauvre neige. J'aurais presque envie de la câliner, elle ne mérite pas un tel traitement. Elle ne mérite pas qu'on la fasse suffoquer sous des tonnes de sel. Elle ne mérite pas qu'on la chasse, non, elle vient en paix, pour nous réjouir, nous montrer que oui, c'est l'hiver, que d'autres paysages sont possibles, que la nature est sans limite; sa créativité, son imagination sont infinie. Réjouissons-nous de pouvoir goûter à l'hiver ! Quel ennui serait la vie sans saisons.
Ça vous embête, la neige ?
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PS : J'ai décidé de changer un peu mes habitudes : un post en semaine consacré à une tenue, puis un post le week-end un peu plus "poétique", dans le genre moodboard. Ça fait un moment que j'ai délaissé les photos et les textes au profit des tenues; certes, c'est ce qui attire le plus les visiteurs, mais j'aimerai tout de même essayer de présenter un peu plus les choses qui me tiennent à cœur. Ça vous convient comme ça ?
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Nothing original by writing an article about snow.
And there's no originality to say that it's not original : everybody do the same. Yes, it's snowing, and two centimeters of this crystallized rain create such a disaster in France. That's the panic, and snow become an excuse to stay at home and avoid working. "What, I can't go to work, come on, it's snowing !" Is humanity in fact so weak ? Snow, a white scourge that we love as much as we hate.
Each winter, we have this wish, we pray for snow. That's a kind of childish desire, set in the collective memory. It's such a happiness when you open the shutters and discover an white landscape, cold, pur, mesmerizing. But quickly, it's enough, we get bored, we only wish its departure. Each step on the slippery snow is like a torture, you have to be concentrate, you're afraid to fall, you're upset. Poor snow. Its only desire was to make us happy, to show that it's winter, that new landscapes are possible. Nature has an infinite power of creation and imagination. We should be happy to know how is winter, life would be boring without seasons.
How is it in your country ? Not so bothered with the snow ?
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NB : I've decided to change a little bit my habits : I will make an outfit post in the week, and a post more "poetic" the week-end, a kind of moodboard. I know visitors are more interested about outfits, but I also want to present what I like. Is it okay for you ?



