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Sunday, January 20, 2013

Siberia comes to us.




"Un jour de neige, embaumé de lilas, jamais on ne le verra."

Qu'est-ce que ça peut faire ? Rien d'original, un article sur la neige. Et rien d'original de dire que ce n'est pas original : tout le monde fait la même chose, ô moutons que nous sommes ! Les Inuits, eux, en ferait-il toute une histoire ? Alors certes, il neige. Deux centimètres de cette pluie s'étant cristallisée bloquent à eux seuls la France entière. Dès lors, c'est la panique, les accidents même, et toute cette torpeur devient une excuse servant à bon nombre d'entre nous pour faillir à nos obligations : "Désolé je ne peux pas venir, il neige." Où vas t-on ? L'humanité serait-elle à ce point faible, finalement ? La neige, le fléau blanc. Un fléau que l'on aime autant que l'on déteste.
Chaque hiver, on voudrait qu'il neige : un désir d'enfant gravé dans l'inconscient collectif. Autant subir cette saison pour assister à cette merveille ! Quelle joie se dessine sur notre visage lorsque l'on ouvre nos volets et que l'on découvre une étendue de poudreuse, un paysage figé par le blanc, pur, froid, envoûtant. Mais cela ne dure pas; après l'exaltation, les édifices à en faire pâlir Rodin et les délicieuses tribulations dans cette crème fouettée de frimas, on voudrait qu'elle parte. "Va t-en ! Tu nous enquiquines, on ne peut plus marcher avec élégance lorsque tu tapis nos rues ! Chaque pas est un supplice, un parcours du combattant, un fear-factor où la peur de s'écrouler dans tes draps de glace nous hantent, nous empoisonnes ! Va t-en, et ne reviens plus !" Pauvre neige. J'aurais presque envie de la câliner, elle ne mérite pas un tel traitement. Elle ne mérite pas qu'on la fasse suffoquer sous des tonnes de sel. Elle ne mérite pas qu'on la chasse, non, elle vient en paix, pour nous réjouir, nous montrer que oui, c'est l'hiver, que d'autres paysages sont possibles, que la nature est sans limite; sa créativité, son imagination sont infinie. Réjouissons-nous de pouvoir goûter à l'hiver ! Quel ennui serait la vie sans saisons.

Ça vous embête, la neige ?


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PS : J'ai décidé de changer un peu mes habitudes : un post en semaine consacré à une tenue, puis un post le week-end un peu plus "poétique", dans le genre moodboard. Ça fait un moment que j'ai délaissé les photos et les textes au profit des tenues; certes, c'est ce qui attire le plus les visiteurs, mais j'aimerai tout de même essayer de présenter un peu plus les choses qui me tiennent à cœur. Ça vous convient comme ça ?



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Nothing original by writing an article about snow.

And there's no originality to say that it's not original : everybody do the same. Yes, it's snowing, and two centimeters of this crystallized rain create such a disaster in France. That's the panic, and snow become an excuse to stay at home and avoid working. "What, I can't go to work, come on, it's snowing !" Is humanity in fact so weak ? Snow, a white scourge that we love as much as we hate.
Each winter, we have this wish, we pray for snow. That's a kind of childish desire, set in the collective memory. It's such a happiness when you open the shutters and discover an white landscape, cold, pur, mesmerizing. But quickly, it's enough, we get bored, we only wish its departure. Each step on the slippery snow is like a torture, you have to be concentrate, you're afraid to fall, you're upset. Poor snow. Its only desire was to make us happy, to show that it's winter, that new landscapes are possible. Nature has an infinite power of creation and imagination. We should be happy to know how is winter, life would be boring without seasons.

How is it in your country ? Not so bothered with the snow ?


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NB : I've decided to change a little bit my habits : I will make an outfit post in the week, and a post more "poetic" the week-end, a kind of moodboard. I know visitors are more interested about outfits, but I also want to present what I like. Is it okay for you ?




Friday, January 11, 2013

Photographier le temps.


J'aurai bien aimé être un Christophe Colomb, un Marco Polo ou un Petit Prince.

J'aurai bien aimé fouler une terre vierge de toute trace humaine, poser mon empreinte sur une parcelle qui jamais n'aurait connu l'humanité. Être un astronaute, un voyageur, un explorateur. Voir ce qui jamais n'aurait pu être vu.
Pourtant, il aurait fallu, pour préserver la beauté des choses, ne jamais les voir. Ne jamais les voir pour ne jamais les toucher, ne jamais les toucher pour ne jamais les abîmer, ne jamais les abîmer pour ne jamais les détruire. L'Homme a voulu posséder ce qui est beau. En possédant, il a prit les aises de transformer ce qu'il a pensé être à lui, puis la beauté s'est envolée.
Peut-être a t-on inventé la photographie pour préserver la beauté ? Une forme de beauté éternelle qui tiendrait sur un morceau de papier glacé, dont la vision nous donnerait une image du passé. Une image d'avant, qui laisserait rêveuses les âmes nostalgiques, qui leur ferait dire "Tout de même, c'était plus beau avant".
On sait que le monde évolue, et que tout, du jour au lendemain peut changer. Garder un vestige du temps est une manière de se souvenir. Car sans preuve, on oublie vite, et lorsqu'un souvenir est oublié, où s'égare t'il ? Qui est là pour le conserver ? Disparaît-il à jamais, où y a t-il, quelque part dans l'univers, un puits où s'engouffre la mémoire de l'Humanité ?


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I wish I was a Christoph Colomb, a Marco Polo or a Little Prince.

I wish I could walk on a land free of human activity, put my feet into places which never knew humankind. Being an astronaut, a traveler, an explorer. To see what no one sees before.
However, to preserve the beauty of the things, it could have been better to never see them. To never see to never touch, to never touch to never damage, to never damage to never destroy. Men wanted to own beauty. By owning, they felt free to transform what they thought to be theirs, then beauty disapeared.
Maybe we invented photography to preserve beauty ? A form of eternal beauty on glazed paper, whose the vision would give us an image of the past. An image of before, which would let dreaming the nostalgic souls, saying "That was better before".
We know that the world is evolving, and that everything, from one day to another, can change. Keeping a vestige of the past is a way to remember. Because without a proof, we forget easily, and when a memory is forgotten, where it goes ? Who is here to keep it ? Is it disapearing forever, or is there, somewhere in the universe, a well which swallows the memory of all the humanity ?


Wednesday, October 31, 2012

Happy Halloween !



"Des bonbons ou un sort ?"

Évidement, personne ne répondait "un sort". Qui voudrait-être volontairement ensorcelé ? Et puis, dans tous les cas, on avait jamais de sort. Nous n'étions pas magiciens malgré notre imagination débordante; dommage, j'aurais adoré.

Halloween était pour moi un jour de fête, à l'image de la danse de Mercredi dans la vidéo : plein d'entrain et d'exaltation. Je me plaisais à essayer mon costume, j'ai toujours aimé me déguiser. J'allais toujours dans le détail, je ne voulais pas faire les choses à moitié : mon costume devait être le plus beau.
Venait le soir, où nous allions faire la tournée des maisons. Au final ce n'était pas les bonbons qui m'intéressaient - je n'aime pas vraiment les bonbons, par contre, le chocolat... Ah ! - mais plutôt l'atmosphère de cette journée.

Par chez moi, la journée d'Halloween se transforme en scène clichée : il y a de la brume sur la Loire, les corbeaux croassent, les chiens aboient au loin et la douce lumière orangée donne un aspect crépusculaire à la nature.

Les choses changent en grandissant. On abandonne la quémande de sucreries au profit des soirées films d'horreurs entre amis. On laisse de côté le déguisement, le folklore, la tradition. Même si j'ai grandi, même si je ne célèbre plus Halloween, cette journée aura toujours une connotation magique. Une odeur de feu de cheminée, de clémentines, de bois qui craque, l'air froid dans une fin d'après-midi dorée.


Qu'est-ce que vous faites pour Halloween ? Est-ce que cette journée est spéciale pour vous ?


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"Trick or treat ?"

And then people gave you sweets. Obviously, nobody wanted to receive a spell. Anyway, we weren't wizards despite our incredible imagination. If somebody didn't want to give candies and closed the door in front of us, what could we do ? Only feel a bit stupid, and then continue the sweets collection to other houses.

Halloween was for me a special day, as the Wednesday's dance in the video : full of joy and happiness. I enjoyed disguising myself, and my costume had to be the most beautiful : I thought about the smallest details.
When the evening came, we started our collect. Finally, I was not interested about having a lot of sweets - I don't especially like sweets, but chocolate, ah ! - it was only the atmosphere of this day that made me feel happy.

Where I live, the Halloween's day is always a cliche scene : there is fog on the Loire, ravens cawing, dogs barking, and the soft orange light gives a twilight atmosphere to the nature.

Things are changing when we grow up. We abandoned the candies collection for watching horror movies with friends. We forget the costume, the folklore, the tradition. Even if I grew up, even if I don't celebrate Halloween anymore, this day is still magic for me. A smell of fire smoke, of clementines, the wood cracking, the cold air in a ending golish afternoon.


What are you doing for Halloween ? Is it a special day for you ?



Wednesday, October 10, 2012

Rose gadoue.



Pink Parka : Lee Cooper 80-90's / Grey sweater : New Yorker / Flower shirt : Pull&Bear / Tube scarf : H&M / Beanie : eBay / Boots : New Yorker
La parka rose pour contrer la pluie grise.
Les souvenirs sont facilement transformables. Par exemple, je ne sais plus si j'ai vraiment le souvenir de revoir ma maman porter cette parka lors d'une promenade en forêt lorsque j'étais toute petite, ou si c'est seulement le fait d'avoir vu, il y a longtemps, des photos de cette fameuse ballade qui me donne l'impression de m'en souvenir. En tout cas, la trace sensorielle qui me reste en mémoire est cette impression de temps humide, de boue et de végétation mourante ornant le sol, dégageant l'odeur de l'automne. Un temps comme en ce moment. C'était donc peut-être inconsciemment que j'ai décidé de ressortir cette parka du fin fond du débarras pour faire un petit tour dehors, dans l'environnement moite d'Octobre.

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A pink parka to defy the grey rain.
Memories are easily convertible. For instance, I don't know if I really have the memory of my mother wearing this parka for a promenade in the forest when I was a child, or if it's only the fact that I saw pictures about it a long time ago that creates an illusion of memory. The sensorial print of this event is an impression of a wet weather, with mud and death vegetation on the ground, spreading the smell of autumn. An atmosphere like now. It was maybe inconsciously that I decided to take this parka from the lumber room and have a little walk outside, in the muggy environment of October.

Friday, October 5, 2012

Voyages.



Je regrette qu'être voyageur ne soit pas un métier.

Car ce serait sans doute le métier le plus beau et le plus enrichissant. Pourtant, chaque voyage, si enrichissant qu'il puisse être, me renvoie toujours à mon point de départ. Chaque médaille a un revers, et le revers du voyage, c'est le retour. Lorsque l'on voyage, qu'importe la vie qu'on laisse derrière soi, on vit la vie présente. Mais quand il s'agit de retourner chez soi, c'est comme une grande claque, un retour à la réalité et à notre condition d'être normal dépendant de la société dans laquelle il vit. Le rêve prend fin, du moins temporairement, car l'unique souhait qui se manifeste alors est de lui redonner vie.


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How nice it would be if being a wanderer was a job.

Because it would be the most beautiful and rewarding job. However, each travel, as rewarding as it is, sends me back to the departure point. Every coin has a back side, and the back side of travelling, it is coming back. When you travel, doesn't matter the life you left behind, you live your present life. But when the moment comes to go back home, it's a big slap, a return to the reality at your state of a normal person totally dependent of the society in which you live. The dream is ending, at least temporarily, because the only wish that came to the mind is to ressurect it.


Monday, September 24, 2012

Chanson d'automne.



"Les sanglots longs des violons de l'automne,
Blessent mon cœur d'une langueur monotone."
On avait appris ce poème à l'école. J'adore Verlaine, et j'adore l'automne.
L'automne est ma saison préférée. L'automne est sensorielle. Il y a tout un travail sur les sens.
Il y a l'odeur des feuilles mortes et leurs couleurs de feu. L'odeur également des premières fumées de cheminées qui se dissipe dans l'air frais du soir. Les premiers tricots que l'on enfile et qui sont doux sur la peau. Le goût des chocolat chauds qui nous font tant saliver, le bruit des branches mortes qui crépitent sous nos pieds. La vision de ces oiseaux qui migrent déjà vers les pays d'Afrique, et la lumière du soir, flamboyante, dorée, éternelle.
C'est le temps des poètes, de l'écriture, des marches dans les bois, des fleurs séchées, des herbiers. L'époque où la nature se meurt dans une beauté sans pareil. Le vent soufflant, la pluie, la mélancolie, le bien-être.
L'automne est orange, rouge et marron, comme ma tenue. En achetant ce manteau plus tôt en septembre, j'étais tellement pressée que l'on en vienne à cette saison tant attendue pour le porter. Et puis il a des carreaux, ma passion du moment. Je ne jurerai que par le tartan si je mettais la main sur un pantalon à carreaux. Il me faudrait aussi de longues chaussettes du genre pour couvrir mes gambettes quand le froid se fera sentir.

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I love Verlaine, and I love the autumn.
Autumn is my favourite season. Autumn is sensorial.
There is the smell of the dead leaves and their fire colours. The smell of the firsts smoke coming from the chimneys, spread in the cold evening air. The knits so soft on our skins. The taste of the hot chocolate, the noise of the dry branches crackling under our feet. The vision of those birds migrating to African countries, and the light at the end of the day, blazing, goldish, eternal.
This is the period for poetry, writting, walking in the woods, drying flowers, making herbariums. The period where nature dies in a incomparable beauty. The wind is blowing, it's raining, melancoly, apaisement.
Autumn is orange, brown and red, as my outfit. When I bought this coat in the early september, I was hurry to arrive in this fantastic season to wear it. This coat has squares, it's my autumn's trend passion. I would wear tartan prints all the time if I had tartan pants. I also need over-knees to cover my legs when the cold weather will appears.


Beret : Second Hand / Coat : Attic Sale / Ruffle shirt : Etsy / Suede Shorts : Second Hand /
Wine Tights : Romwe / Black Heels : Romwe / Briefcase : Daddy's

Thursday, August 9, 2012

Cat attack.


Si je devais être un animal, je pense qu'être un chat me conviendrai bien.

Pas seulement parce que j'ai toujours eu des chats pour me tenir compagnie depuis ma plus tendre enfance, et que de ce fait, j'affectionne plus particulièrement cet animal, non; le chat est un vagabond agile, libre, il grimpe et se hisse aux arbres, toujours à la recherche d'une place confortable. Ô combien j'aimerai pouvoir être un chat de gouttière et marcher le pas léger sur les toits de Paris.

On peut porter bien des masques, on ne sera jamais un chat en apparence, mais rien ne nous empêche d'être, nous aussi, un vagabond dans l'âme.


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If I could be an animal, I think being a cat could suit me.

Not only because I've always been surrounded by cat since I'm a child; the cat is a free and agile vagrant, climbing trees, always looking for a confortable place. How I wish I could be a cat and walking on the Parisian rooftops.

We can wear masks; we'll never be cats in appearence, but we can have, as them, a vagrant soul.


Friday, June 22, 2012

Origami l'ami.


Making the world better, making people happier.

In public places, I leave hearts in Origami, with a note on it. It can be on a bench, on a seat in the bus, in a café, everywhere. I don't know if people read it, don't care, think it's stupid, or, maybe, if it makes them smile. The last supposition could be fantastic. Making this little actions may bring some seconds of happiness in people's life. Spreading happiness brings happiness.

Let's make the world more beautiful, and spread love around us ! Learn how to make a heart in Origami !


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Rendre le monde plus beau, rendre les gens heureux.

Dans les lieux publics, je laisse souvent des cœurs en Origami, avec un petit mot dessus. Sur un banc, un siège dans le bus, une table de café, partout, n'importe où. Je ne sais pas si les gens les lisent, s'en fichent, pensent que c'est stupide, où si, peut-être, ce mot leur donne leur sourire aux lèvres. La dernière supposition serait fantastique. Peut-être que ces petits gestes peuvent apporter quelques secondes de bonheur dans la vie des gens. Répandre du bonheur apporte le bonheur.

Rendons le monde plus beau, et répandons de l'amour autour de nous ! Vous aussi, apprenez à faire un œur en Origami !




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